Le lingala, utilisée dans la chanson connaît une meilleure diffusion par rapport au swahili, kikongo et tshiluba et pourrait progressivement s’imposer comme la langue la plus parlée.

Cette recherche a tenté de montrer 1es circonstances particulières de la création d’une identité socioculturelle à travers la pratique de la musique congolaise moderne. Il s’agissait donc d’étudier ce processus mouvant par l’observation et l’interprétation d’actes identitaires repérables dans le comportement des Congolais à travers les représentations sociales, autrement dit l’étude de ce processus actif de construction de la réalité. De ce fait, il est question d’infirmer ou de confirmer l’existence de ces représentations par les objets de la culture, à savoir la rumba, les gestes, le langage, et l’impact des équipements.
Ainsi, nos hypothèses conçues à cette fin se sont attelées à la démonstration de ce bel exercice de l’esprit. Il a à démontrer que la rumba congolaise est un élément culturel commun susceptible de cimenter l’unité culturelle du peuple congolais. A la suite, le lingala, la langue utilisée dans la chanson connaît une meilleure diffusion par rapport au swahili, kikongo et tshiluba et pourrait progressivement s’imposer comme la langue la plus parlée du pays. Et enfin, la mode vestimentaire véhiculée par les musiciens ou toute mode en provenance de la capitale congolaise à Kinshasa un réel impact sur l’ensemble de la population congolaise. Ces éléments constituent notre fil conducteur.
Musique, objet d’analyses philosophiques
Il ressort de nos recherches que la musique, depuis l’antiquité fut longtemps l’objet d’analyses et interprétations des philosophes et historiens. Mais depuis un passé assez récent, le cadre conceptuel a changé et s’est ouvert aux spécialistes de la sociologie, de l’esthétique, et des sciences de l’information et de la communication.

Conduisant cette recherche dans le domaine de Sic, elle relève d’une approche interdisciplinaire, c’est-à-dire en associant les méthodologies en provenance des sciences humaines et sociales, ainsi que celles des sciences de l’information et de la communication. Ce cadre conceptuel a été appuyé par une enquête sur le terrain afin de susciter des informations concernant une réalité naturelle, et d’atteindre des objectifs consignés dans les hypothèses. Aussi, cette recherche est-elle divisée en deux grandes parties :
Cette réflexion se déroule dans les axes ci-après :
1. Naissance et créativité de la musique congolaise moderne.
2. Réseau de communication et de la construction des identités socioculturelles.
Dans la première partie, nous avons analyse le processus actif de création de grands orchestres de renom en montrant la trajectoire de leurs principaux animateurs. L’analyse de quelques chansons intervient en guise d’illustration créative.
(A suivre)
Le Potentiel
Last edited: 09/10/2007 16:10:16