Comme au bon vieux temps, le doyen Jeannot Bombenga a pratiquement plongé ses contemporains dans la nostalgie, et permis aux plus jeunes de découvrir la source intarissable de la musique congolaise.

A l’occasion de la fête de la communauté française de Belgique, célébrée le 27 septembre dernier, qui a coïncidé avec l’ouverture officielle du festival Yambi Congo 2007 à Bruxelles, en Belgique, une soirée musicale a été organisée à Kinshasa, en la salle Brel du Centre Wallonie Bruxelles (CWB).
C’était une manière de rendre hommage aux pères de la rumba congolaise, qui ont pratiquement fait danser toute l’Afrique pendant les décennies, voire une partie du monde.
Comme au bon vieux temps, le doyen Jeannot Bombenga a pratiquement plongé ses contemporains dans la nostalgie, et permis aux plus jeunes de découvrir la source intarissable de la musique congolaise, avec beaucoup de délectation. Le vieux crooner, vêtu d’un costume noir et d’une chemise blanche et cravate, a interprété « Mado » avant de mettre toute la salle au pas avec son inusable tube « Elodie ».
C’était mérité que le public lui ait réservé un tonnerre d’applaudissements à sa sortie, de scène. Simaro Masiya, le poète, l’autre monstre sacré de la scène musicale congolaise, a comme toujours donné le meilleur de lui- même avec les envolées rythmiques de sa guitare.
Les chansons « Faute ya commerçant », avec au lead vocal Aimé Mulenda très convaincant, et Kadima interprétée avec mastria par un jeune qu’il faut absolument écouter, Djo Kathy. Doté d’une voix puissante aux accents mélancoliques, ce chanteur efface l’instant d’une soirée l’image de son éminent prédécesseur et homonyme, Djo Mpoyi.
Emmitouflé d’un boubou à la manière d’un Ouest africain, Ndombe Opetum, a ajouté du piquant à la soirée. Ses morceaux « Nzela ya Bandundu », et « Hortense », ont fait la joie des spectateurs. Le faux bond de dernière minute de « Seigneur » Rochereau Tabu Ley, a une fois de plus donné l’occasion à Pépé Ndombe de se mettre en exergue avec la chanson « Besala ». Le rythme et la danse « sumdjum » de l’Afrisa étaient remis à jour.
Une étoile dénommée Naomi, une fillette âgée d’à peine dé 10 ans, a brillé le jeudi 27 septembre en la salle Brel du Cwb. Cette gamine a divinement chanté « Bolingo ya la joie » de la regrettée diva Lucie Eyenga. Le public admiratif a été comblé de découvrir cette perle, accompagnée au chant par son père, Sengele Roxy, un ancien de l’orchestre « The best ».
Selon son géniteur, cette muse a commencé à chanter il y a juste trois mois. Dans cette soirée des retrouvailles, d’autres grands noms de la musique congolaise ont refait surface au grand bonheur de tous. C’est le cas de ce virtuose de la guitare, Guvano, le saxophoniste Moreno...
Dovin Ntelolo Diasonga/L’observateur