On s’interroge d’où est venu le texte de l’interview fictive que l’on a attribuée au Président Joseph Kabila en marge de sa participation à la 62ème Assemblée générale ordinaire de l’ONU. Réponse : de l’Udps et de Honoré Ngbanda, qui ont mis sur Internet ce document.

De la Présidence de la République au Secrétariat général du Pprd, on ne décolère pas depuis avant-hier à propos de l’interview prêtée au chef de l’Etat et recueillie par un certain Jackson Wilson, journaliste indépendant. Dans un communiqué daté du 2 octobre 2007 signé Kudura Kasongo Muana Luaba, il ressort que « Son Excellence Monsieur le Président de la République, lors de son séjour à New York, aux Etats-Unis, n’a accordé aucune interview à un journaliste quelconque national ou étranger, ni à un journaliste indépendant quelconque ».
Aussi, le porte-parole du chef de l’Etat qualifie-t-il de fictifs et imaginaires les propos de cette interview qui, selon ses termes, « visent à ternir l’image du Chef de l’Etat dans l’opinion et contrarier la crédibilité de nos institutions ». Le communiqué se termine en ces termes : « Il est important de rappeler à l’attention des organes de presse et des tiers qu’il existe bien à la Présidence de la République des sources autorisées qui ont qualité de pouvoir confirmer ou infirmer la véracité des faits allégués comme certains organes de presse ont à juste titre pu le faire ».
Bon nombre de journaux parus mardi 2 octobre dernier ont reçu la veille, sur leur site, cette fumeuse interview puant à cents lieues la manipulation.
La question de fond, cependant, est de savoir d’où alors est sortie cette prestation ? On peut supposer que c’est de l’imagination fertile d’une opposition minable qui aura, depuis l’avènement du processus démocratique en 1990 et surtout de Joseph Kabila à la magistrature suprême en janvier 2001, usé de tous les subterfuges pour discréditer l’homme qui exerce la fonction de magistrat suprême.
Avant-hier, c’était Mobutu que l’on traita de centrafricain. Hier, certaines sources avaient trouvé des origines zambiennes à Laurent-Désiré Kabila. Aujourd’hui, c’est en Joseph Kabila que l’on découvre des origines tantôt rwandaises, tantôt tanzaniennes ; preuve, si besoin est, que l’Opposition est, elle-même, incapable de se déterminer.
S’agissant personnellement du Président de la République en fonction, il y a eu, par exemple :
- le spectacle désolant « Etienne-Kabila » produit au sens propre du show-biz à Sun City par l’Udps, en marge des travaux du Dialogue intercongolais ;
- la photo truquée montrant Joseph Kabila en garde du corps de Paul Kagame, montage grossier attribué à Honoré Ngbanda ;
- la fameuse lettre « Eric Lenge » dont l’auteur soupçonné est le même Ngbanda ;
- l’information, relative à la vente de 100 kg d’uranium, livrée, tenez bien, par le même Jackson Wilson ! Là aussi, les spécialistes trouvent les traces de Ngbanda ;
- l’initiative, signée encore Ngbanda, de soumettre tous les candidats à la magistrature suprême au test Adn ;
- le discours sur la congolité lancé par la même Ngbanda, récupéré par las Tshisekedistes et les Bembistes.
Profitant du séjour présidentiel récemment en Belgique et aux Etats-Unis, l’Udps et l’Apareco par leurs antennes occidentales se sont réactivées dans la stigmatisation.
Ainsi, le représentant de l’Udps au Benelux, Dr. François Mpwila Tshipamba, a-t-il mis sur Internet un document au vitriol n’ayant pour seul mérite que de creuser davantage le fossé entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi ; l’objectif de l’intéressé étant certainement la « professionnalisation » du statut de réfugié politique évoquée dans la dernière livraison, d’autant plus que même au moment où le lider maximo est devenu 1er ministre sous Mobutu, Mpwila est demeuré – lui – opposant exilé !
Les Mpwila, hélas !, sont légion en Occident ; la thèse de la persistance de la dictature étant une source de revenus substantiels.
La goutte qui fait déverser le verre
C’est sur donc qu’avec cette fausse interview, les exilés ne désarment pas, et ne vont jamais désarmer. Parce que, en réalité, leur problème n’est pas la démocratie ; autrement ils auraient respecté la volonté de 58 % des Congolais ayant voté pour Joseph Kabila parce que le considérant pour congolais à part entière, et même d’une bonne partie des 42 % des Congolais qui ont voté pour Jean-Pierre Bemba dans la mesure où ils ne se sont pas prononcé contre un prétendu étranger, mais ils ont voulu sanctionner l’homme à qui ils ont fait porter injustement la responsabilité de la disqualification du lider maximo !
Et puisque Joseph Kabila représente du pain béni, ils continueront de tirer – au choix – sur l’ambulance ou sur le pianiste !
Pourtant, il faut bien qu’un jour ce jeu malsain s’arrête. Il n’y a pas 36 façons pour la faire : la communication doit être repensée.
En effet, bien des choses ont été dites jusque-là sur la personne du chef de l’Etat. Toutes se révèlent des incongruités étant donné qu’aucune ne colle à la réalité, encore moins à la vérité.
C’est que, normalement, Joseph Kabila est lavé de tous les soupçons.
A partir de ce moment, il ne reste qu’à faire assumer devant les Instances judiciaires des pays qui les hébergent la responsabilité des actes commis par les auteurs qui ont le courage da s’afficher ; les Jackon Wilson étant des lâches. Dans celle optique, Honoré Ngbanda produit-il un autre document impliquant le chef de l’Etat dans une affaire ténébreuse ? C’est à l’Ambassade de la RDC de saisir les instances judiciaires françaises. François Mpwila se hasarde-t-il à entreprendre un nouveau coup ? Un procès en bonne et due forme doit l’attendre en Belgique.
D’ailleurs, à son sujet, on sait comment il s’est assagi après avoir été condamné par un tribunal belge dans l’affaire Louis Michel. Jacques Matanda leur emboîte-il le pas ? Il va devoir répondre de ses actes devant les autorités judiciaires américaines.
Il y a eu, dans le chef de Joseph Kabila, la politique suicidaire « mokumbi ya maki, abundaka te », juste bonne pour la campagne électorale. On sait cependant comment, par la suite, les adversaires en ont profité pour le discréditer, si bien qu’au cours d’une interview, le Président de la République avait lui-même déclaré cette politique finie.
La Congo est à la recherche de sa dignité, de sa respectabilité pour entreprendre sa reconstruction. Le gros des investissements est attendu des partenaires extérieurs. Ceux-ci n’aiment pas l’agitation. Aussi, s’il se trouve des compatriotes rivés à la « poursuite de la recréation », il faut bien leur rappeler que la recréation est bel et bien finie. Et la première manifestation de la fin de la recréation, c’est la confirmation de l’Etat de droit.
L’interview attribuée à Joseph Kabila est à considérer donc comme la goutte qui fait déverser le verre et qui ouvre la voie à l’intervention de la justice. Même Jésus-Christ, pour remettre de l’ordre dans les affaires de son Père, avait dû user d’un van pour chasser de la synagogue… les démagogues !
(Ern.)Omer Nsongo die Lema/L’Avenir