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Un officier des FARDC poursuivi pour assassinat

Kinshasa, 01/10/2007 / Société
Un officier des forces armées de la République démocratique du Congo, le lieutenant Aimé Bahati Watshinongo, est poursuivi pour l’assassinat du capitaine Ngoyi kiambe. Evènement survenu dans la commune de Ngaliema, au quartier « Ancien combattants », dans la nuit du 26 au 27 septembre dernier. Un officier des Forces armées de la République démocratique du Congo, le lieutenant Aimé Bahati Watshinongo, est poursuivi pour l’assassinat du capitaine Ngoyi Kiambe. Evènement survenu dans la commune de Ngaliema, au quartier « Anciens Combattants » dans la nuit du 26au 2lseptembre2006.

Jeudi 27 septembre 2007, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, siégeant en chambre foraine dans la salle des fêtes de la maison communale de Bandalungwa, a instruit le dossier RP 356/06, qui oppose le ministère public au prévenu Aimé Bahati Watshinongo, un lieutenant commis jadis à la garde de l’ex-vice président en charge de la Défense et Sécurité pendant à la transition.

En effet, trois infractions sont retenues à chargé du prévenu à savoir : évasion, violation des consignes et enfin, assassinat du capitaine Ngoyi Kiambe dans la nuit du 26 au 27 septembre 2006.

Pendant l’identification, le prévenu a déclaré que c’est depuis 1997 qu’il est au service des forces armées. Et ce malgré lui. Car, il a été pris de force a partir du Sud-Kivu, alors qu’il revenait de l’école, lui qui était encore en sixième primaire.

S’expliquant sur l’assassinat du capitaine Ngoyi Kiambe, le lieutenant Bahati dit que cette nuit-là, aux environs de 21 heures, il avait entendu des coups de feu non loin de son domicile situe au quartier « Anciens combattants », dans la commune de Ngaliema. C’est alors qu’il est sorti par curiosité malgré le refus de son bailleur.

Arrivé sur le lieu du crime, il a pu constater le meurtre pour quitter ensuite l’endroit trois minutes plus tard; afin de rendre visite à un ami militaire du même quartier.

Quant à l’inculpation d’évasion, le prévenu souligne qu’il n’a jamais été incarcéré. Il reconnaît cependant qu’après l’assassinat du capitaine, il avait reçu l’ordre de ne plus circuler dans la ville et fut maintenu au sein de son unité, car il était cité et recherché par la justice comme auteur matériel de l’assassinat de ce capitaine.

Et suite aux mauvaises conditions de vie dans son unité, il s’était décidé à trouver refuge au sein de la Police nationale congolaise. Ayant appris que ses collègues de service étaient aux arrêts suite à sa disparition. il a décidé de se rendre afin que justice soit faite.

Pour ses avocats, il faut situer cette détention au sein de son unité dans le cadre spatio-temporel. Pendant la transition, avec la logique des composantes, chaque partie veillait à la protection de ses militaires.

Et, c’est dans ce cadre que sa hiérarchie lui avait demandé de ne pas sortir. Faute de quoi, il sera arrêté et ne pourra plus bénéficier d’une quelconque protection.

Pour justifier son innocence, le prévenu a demandé la comparution de son bailleur, afin de confirmer ses allégations qu’il avance en ce qui concerne l’assassinat du capitaine Ngoyi Kiambe.

La parole du chef, inviolable

Pour le ministère publie, le lieutenant Aime Bahati a violé les consignes de sa hiérarchie qui l’avait assigné en résidence surveillée. Selon les principes de l’armée, la parole du chef, même si elle n’est soutenue par un texte écrit, constitue un ordre inviolable et est susceptible de punition pour toute personne qui ne la respect pas.

Le ministère public a aussi rejeté les dires du prévenu, selon lesquels il s’était rendu volontairement à la justice. C’est plutôt un de ses compagnons d’armes qui l’avait aperçu un jour sur le boulevard du 30-Juin.

Ce dernier a ensuite, alerté la police de Regina dans la commune de la Gombe, en soulignant que ce monsieur constituait un danger pour la société et qu’il était recherché par la justice.

C’est alors que ces agents de police ont mis la main sur lui et l’ont ensuite déféré devant un magistrat du parquet militaire de la Gombe. Cet officier du ministère public transmettra le dossier au tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, qui est la juridiction compétente.

Suite au comportement du prévenu qui nie toutes les accusations, le ministère public a exigé et obtenu du tribunal la comparution du colonel qui avait donné l’ordre de le garder en résidence surveillée au sein de son unité.

Yve Kadima/Le Potentiel

Last edited: 01/10/2007 18:16:29

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