La fièvre hémorragique d’Ebola qui s’est déclarée dans la province du Kasaï Occidental devient une raison pour quelques pays voisins de fermer leurs frontières avec la Rd Congo. Après le Soudan il y a quelques semaines, c’est maintenant au tour de la Tanzanie de s’alarmer outre mesure et de menacer de suivre le mouvement.

La fièvre hémorragique d’Ebola dans la province du Kasï occidental devient une raison pour quelques pays voisins de fermer leurs frontières avec la République démocratique du Congo.
Après le Soudan il y a quelques semaines, la Tanzanie semble lui emboîter le pas, malgré les assurances des spécialistes qui affirment que le risque de propagation (...) dans les pays voisins est relativement faible. « M. Gregory Harti qui fait parlé de la mission de l’Oms dans la partie de la Rdc touchée par cette maladie est catégorique à ce sujet, alors que la Tanzanie continue à s’inquiéter et à s’alarmer outre mesure. Selon l’agence de presse Irin qui cite le secrétaire permanent du ministère tanzanien de la Santé et des Affaires sociales, Wilson Mukarna », « toutes les autorités médicales régionales ont été appelées à rester vigilantes, car des habitants des régions orientale de la Rdc pénètrent en Tanzanie ».
Ces décisions prises et envisagées dans des régions qui seraient les dernières à être affectées par une vague partie du centre de la Rdc, sont de nature à faire penser à des mesures de rétorsion à l’endroit de ce pays aux dimensions continentales.
De loin éloignés de la province du Kasaï occidental qui se trouve au centre de la Rdc, le Soudan et la Tanzanie seraient contaminés d’une maladie venue du Kasaï longtemps après les autres pays voisins tels que l’Angola, le Rwanda, la Zambie... Sur les neuf voisins qui entourent la Rdc, ces deux pays ne sont pas les seuls qui se préoccuperaient davantage de la santé de leurs populations que les sept autres. Loin de là, la décision de fermer leurs frontières avec leur voisin obéirait à d’autres motivations dénoncées par une section de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) dans le territoire d’Aru dans la Province orientale.
Sans accuser qui que ce soit, lé président de la Fec de la collectivité de Kakwa déplore la décision prise par les autorités du Sud Soudan, une région avec laquelle les commerçants de sa juridiction effectuent d’importants échanges commerciaux.
Pour cet homme d’affaires non autrement identifié par radio Okapi captée dernièrement à Kinshasa, « les commerçants estiment qu’ils sont pénalisés. Concernant les marchandises qu’ils achètent pour vendre au Soudan, il n’y a pas d’autres marches pour les écouler ».
« Au comble du désespoir, face à cette situation qui touche également le territoire de Faradje dans la même province, les commerçants demandent » (...) au gouvernement congolais de communiquer aux autorités du Sud Soudan que la fièvre Ebola est dans les régions éloignées et non proches de nous.
C’est effectivement une pareille campagne d’informations que le gouvernement Gizenga devra déployer non seulement pour demander à ses voisins de laisser leurs populations respectives circuler librement dans la région, mais aussi de vulgariser les conclusions des spécialistes qui attestent la présence de deux autres épidémies sur les lieux et, qui étaient à première vue confondues toutes à la très meurtrière fièvre d’Ebola.
Les autorités médicales congolaises ainsi que les spécialistes affirmés et bien outillés de l’Oms, ceux venus du Canada et des Etats-Unis d’Amérique avec leurs propres matériels et qui opèrent actuellement à Mweka et à Lwebo dans le Kasaï occidental, sont tous d’accord qu’il y a aussi des cas de dysenterie et de typhoïde diagnostiqués. Comme toute campagne qui s’appuie sur la vérité de telles informations plus celles sur l’étendue réelle de ce pays sont à même d’être bénéfiques aux populations congolaises à plus d’un titre.
Premièrement, l’extérieur sera en mesure de localiser réellement le site qui est touché au lieu de considérer globalement ce grand pays et soumettre toute sa population à cette espèce de tracasserie à peine voilée. Deuxièmement, les amis du Congo sauront l’ampleur du désastre et la lutte à lui opposer qui nécessite des moyens dont le pays ne dispose pas forcement. Et la bonne compréhension des uns et des autres, qui soutiendraient ce pays d’une manière ou d’une autre, répondrait à cette solidarité mondiale mise en avant dans le concept de la mondialisation.
(Milor)P.M./L’Avenir
Last edited: 01/10/2007 17:11:32