La communauté française de Belgique prévoit une contribution financière de 50.000 (cinquante mille) euros pour la protection des gorilles et de la biodiversité en général en RDC (République Démocratique du Congo).
Le ministre des Relations internationales de cette communauté et de la région wallonne, Marie-Dominique Simonet, l’a annoncé, mardi à Paris, à la sous-directrice générale pour la culture à l’UNESCO, Mme Rivière, ajoutant qu’une autre contribution de même hauteur (50.000 euros) est destinée au Fonds international pour la diversité culturelle, rapporte l’agence Belga.
Mme Simonet rappelle, à cette occasion dans un communiqué, que la communauté française de Belgique a toujours montré un attachement particulier à la diversité culturelle. Elle a d’ailleurs joué un rôle actif, tant lors de la rédaction de la convention UNESCO pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, que dans son suivi opérationnel.
Les Parlements wallon et de la communauté française ont aussi été parmi les premiers au monde à donner leur assentiment à cette convention, ajoute Mme Simonet.
Le comité intergouvernemental de la convention fixera prochainement les modalités de fonctionnement du Fonds international pour la diversité culturelle. Mais bien qu’il ne soit pas encore actif, la communauté française a tenu à donner un signe positif en faveur d’autres contributions au Fonds pour la diversité culturelle en octroyant ces 50.000 euros au fonds.
L’objectif poursuivi par la convention est de garantir, dans le domaine de la culture, la liberté des Etats de définir et de mener des politiques pour préserver la diversité de leurs expressions culturelles. Elle servira également de levier de coopération avec les pays en développement qui travaillent à l’émergence d’industries culturelles viables sur leurs territoires.
Les parties à la convention s’engagent à faciliter les échanges culturels à l’intérieur des frontières ainsi qu’avec les autres pays.
Si la diversité culturelle concerne au premier chef la communauté française de par ses compétences culturelles, elle est une préoccupation partagée par la région wallonne, notamment au titre de la gestion du patrimoine, assure Mme Simonet. Aussi, a-t-elle également annoncé à Paris une contribution financière de 50.000 euros destinée à la protection des gorilles et de la biodiversité en général en République Démocratique du Congo.
Notons par ailleurs qu’une mission conjointe UNEP et UNESCO a séjourné dans le Parc Virunga en vue de faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à l’abattage de cinq gorilles appartenant au groupe habitué de Rugendo, a indiqué mercredi le porte parole intérimaire de la MONUC, Michel Bonnardeaux.
Cet abattage, a-t-il poursuivi, intervenait à la suite de précédents commis dans le même secteur du Parc national de Virunga en janvier dernier où un dos argenté et un gorille non identifié ont été tués dans le secteur de Mikeno, et une femelle tuée en juin.
Au total 9 gorilles ont ainsi été tués et deux sont portés disparus. M. Michel a fait savoir que l’UNESCO organisera en novembre prochain une table ronde sur les cinq sites du patrimoine mondial en République Démocratique du Congo, lesquels sites (Parc nationaux Virunga, Garamba, Kahuji-Biega, Salongo et la réserve de faune à Okapi) sont tous inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril.
ACP
Last edited: 29/09/2007 14:57:03