Le projet vise l’éducation, la desserte en eau potable et la réforme des entreprises publiques.
« La réhabilitation des centres de santé, des écoles et des routes, c’est pratique. Nous avons commencé cet effort, les défis sont importants, et nous espérons être plus présents, plus proches des Congolais », a déclaré Jean-Michel Happi, représentant résident de la Banque Mondiale en RDC.
Plan d’action du groupe de la Banque mondiale élaboré en appui aux priorités du Dscrp, le document de stratégie d’assistance pays (Cas) de la Banque mondiale qui constitue en somme, la feuille de route de l’Association internationale de développement, de la Société financière internationale et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements, a été remis officiellement jeudi au gouvernement congolais, représenté par le ministre des Finances Athanase Matenda Kyelu, par le représentant résident de la Banque mondiale à Kinshasa, Jean-Michel Happi. C’était au cours de la session de présentation organisée au Grand Hôtel Kinshasa.
A cette occasion, Athanase Matenda a exprimé les remerciements du gouvernement congolais à tous ses partenaires bi et multilatéraux qui ont accompagné les efforts de l’exécutif congolais dans le rétablissement des rapports normaux entre la Rdc et la communauté internationale. La reprise de la coopération structurelle, a indiqué le ministre des Finances, a permis d’amorcer la reconstruction et la réhabilitation de ses infrastructures économiques et sociales, de mettre en place un programme de stabilisation macro-économique et un programme des réformes structurelles. Cette opération a favorisé en outre, la fin de la guerre et l’amorce de la pacification du territoire national, ainsi que l’organisation de premières élections transparentes, libres et démocratiques depuis l’accession du pays à l’indépendance.
Le soutien des partenaires face aux nombreux défis
Face aux nombreux défis, Matenda Kyelu a de nouveau souligné, comme il l’a fait lors des consultations sur la stratégie d’assistance pays, la nécessité pour les partenaires au développement de la Rdc, de donner plus de visibilité à leurs intentions de financement pour permettre la mise en œuvre rapide du Dscrp qui est le cadre par excellence de concrétisation du partenariat entre le gouvernement congolais et les différents organismes nationaux et internationaux.
Après la longue transition politique et de nombreuses années de guerre, l’exécutif congolais est aujourd’hui face à des attentes pressantes des populations qui fondent beaucoup d’espoirs sur le passage aux institutions démocratiquement établies.
Pour Matenda Kyelu, ces populations attendent voir les dividendes apportés par la paix et la démocratie se traduire par une amélioration de leurs conditions de vie. Et d’ajouter que l’exécutif est déterminé à renforcer la coordination de ses actions pour mener avec méthode et efficacité son programme de réformes structurelles, en vue de consolider la stabilité macro-économique et de conforter les conditions d’une croissance forte et durable, requise pour lutter contre la pauvreté.
Les articulations du document de stratégie d’assistance pays
Auparavant, le représentant résident de la Banque mondiale en Rdc a donné les articulations du document de stratégie d’assistance pays. Généralement utilisées dans des pays en période de transition, à la suite d’un conflit ou d’une crise politique ou au retour de la BM après une interruption prolongée, les stratégies d’assistance pays, a révélé Jean-Michel Happi, ont un horizon de court terme lié aux risques d’engagement en période de conflits.
Il s’est réjoui de constater qu’en dépit des problèmes sécuritaires qui prévalent à l’Est du pays, les conditions sont désormais réunies pour préparer un cadre plus ambitieux de partenariat. Voici par ailleurs ses axes prioritaires qui s’appuient sur les cinq piliers du Dscrp.
Promouvoir la bonne gouvernance et consolider la paix, assurer la stabilité macro-économique et accélérer la croissance économique, améliorer l’accès aux services sociaux et réduire la vulnérabilité, lutter contre le VIH/Sida et promouvoir la dynamique communautaire.
De chaque pilier, le contrat de gouvernance du gouvernement a dégagé sept thèmes, à savoir la réforme du secteur de sécurité, la promotion de la transparence, la gestion des finances publiques, la réforme de la Fonction publique, l’appui au processus de décentralisation, la gestion des ressources naturelles et la réforme des entreprises publiques.
Améliorer le climat des affaires
Le deuxième pilier du Dscrp comprend les actions orientées vers la consolidation de la stabilité macro-économique et accélérer la croissance économique.
Jean-Michel Happi a cité entre autres, l’amélioration du climat des affaires, la réhabilitation du secteur des transports, la disponibilisation de plus d’énergie électrique, l’accès aux services financiers, la relance de l’agriculture, l’amélioration de la transparence et la contribution du secteur minier aux finances publiques et la gestion durable des forêts.
Quant au troisième pilier, les programmes de la Banque mondiale visent améliorer l’accès, l’équité et la qualité de l’éducation, accroître l’accès aux soins de santé primaires et améliorer la desserte en eau potable, l’hygiène et l’assainissement, tandis que pour le quatrième pilier, l’axe principal est la lutte contre le VIH/sida et le cinquième pilier s’appuie sur la dynamique communautaire.
Pour terminer, le représentant résident de la Banque mondiale a présenté les instruments d’assistance du Cas, le portefeuille existant de l’Ida, ainsi que ses nouveaux financements qui vont de l’exercice budgétaire 2008 avec 242 millions de dollars, en 2009 avec 430 millions de dollars et en 2010 avec 270 millions de dollars. Aujourd’hui, le document de stratégie d’assistance pays sera présenté à la société civile, et demain, au secteur privé.
(Yes)J.R.T./Le Phare
Last edited: 28/09/2007 14:42:52