En novembre prochain, les kinoises et kinois pourraient oublier le spectacle de longues attentes et d’attroupements monstrueux aux arrêts et terminus de bus, ainsi que de bousculades déshonorantes aux portières des bus, taxi bus et taxis. Commandes fermes passées par le gouverneur Kimbuta en Belgique.

Les sources proches de l’hôtel de Ville de Kinshasa annoncent l’arrivée, en novembre prochain à Kinshasa, d’un lot de 500 nouveaux bus et 200 taxis destinés au transport en commun. C’est le fruit, indique-t-on, des commandes que vient de passer en Belgique le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, en séjour au pays du Roi Albert depuis la semaine dernière. Cet important charroi automobile découle des accords de jumelage entre la capitale congolaise et plus de cinq villes belges.
Pendant son séjour bruxellois, signale-t-on, André Kimbuta a pris contact avec plusieurs milieux d’affaires belges intéressés aux secteurs du transport en commun et l’assainissement.
Interpellé par d’énormes difficultés de mobilité qu’éprouvent ses administrés au quotidien, il a opté pour un palliatif d’urgence, en attendant de repenser la politique de couverture de Kinshasa en moyens de transport.
Dans deux mois en principe, Kinoises et Kinois pourraient oublier le spectacle de longues attentes et d’attroupements monstrueux aux arrêts et terminus de bus, ainsi que de bousculades déshonorant aux portières des bus, taxi-bus et taxis.
Lutte contre les embouteillages et l’insalubrité
L’on apprend également que le partenariat entre Kinshasa et plusieurs municipalités belges va donner entre autres résultats l’acquisition, par l’Hôtel de ville de Kinshasa, d’une dizaine de camions bennes, dont cinq spécialisés dans le ramassage et le recyclage des immondices et cinq autres chargés d’évacuer des voies publiques des véhicules en panne ou abandonnés par leurs propriétaires.
En fait, André Kimbuta veut frapper un coup double. Il s’agit à la fois de doter la capitale de la logistique requise pour la contre l’insalubrité et les embouteillages causés par des engins immobilisés.
Nul n’ignore en effet qu’à Kinshasa, les embouteillages sont certes le fait de l’exiguïté et du mauvais état des routes, mais aussi et surtout des véhicules en panne que les conducteurs ou propriétaires ont coutume d’abandonner au milieu des chaussées parfois toute une journée durant.
Dans deux mois, de tels engins seraient simplement mis en fourrière et leurs exploitants contraints de payer des amendes avant de les récupérer.
Pour ce qui est de l’environnement, les cinq camions-bennes attendus devraient renforcer le charroi déjà opérationnel en matière de ramassage et de recyclage des déchets ménagers et autres.
Un nouveau pas devrait être franchi dans le sens de la devise « Kinshasa, ville propre ».
(Milor)Kimp/Le Phare
Last edited: 25/09/2007 17:25:19