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Bonjour | 07/08/2008 22:36 | English Make DC Home page | RSS feed

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Bref séjour du Président de la République à Bruxelles. Séjour marqué par des entretiens avec le cabinet belge sortant et une visite au Palais de Laeken où il a été reçu par le Roi Albert II. Premiers signaux à relever : la disponibilité de la Belgique à résoudre les problèmes frontaliers et à constituer une mission économique à se rendre en République démocratique du Congo.

Faut-il tirer les premières leçons de la visite de travail du président de la République, Joseph Kabila Kabange à Bruxelles, en route pour New York ? En effet, du 23 au 24 septembre, le président de la République a séjourné à Bruxelles, en route pour New-York où il assiste en ces moments aux travaux de la session de l’Assemblée générale de l’Onu. Dans la capitale belge, le président de la République s’est entretenu avec le cabinet sortant du Premier ministre Guy Verhofstadt avant d’être reçu par Sa Majesté le Roi des Belges, Albert II.

A en croire les premiers éléments d’information, les entretiens se sont déroulés sur deux fronts, à savoir politique et économique. Selon le porte-parole du Premier ministre Guy Verhofstadt, « la rencontre a duré plus d’une heure et s’est déroulée dans une ambiance cordiale. La conversation a porté sur la situation dans l’Est de la RDC. La Belgique a proposé d’envoyer des experts pour aider à la délimitation de la frontière entre l’Ouganda et la RDC ».

Quant au volet économique, le même porte-parole a précisé que « le gouvernement belge prépare une nouvelle mission économique en RDC composée d’industriels et de hauts fonctionnaires pour tenter de relancer l’investissement dans les secteurs comme les mines ou l’énergie.

DES PROMESSES ?

A travers ces déclarations, il s’affirme que l’ombre de la Chine a plané tout au long des entretiens que le chef de l’Etat a eus avec les autorités belges. Evidemment, on ne peut qu’enregistrer cette réaction des Belges comme un signal de mobilisation des ressources et des acteurs économiques pour un probable retour en force des Belges dans le secteur économique, plus particulièrement dans les mines là où ils s’étaient longtemps illustrés avant de se désengager. Au profit d’autres opérateurs économiques qui doivent maintenant s’habituer avec la présence chinoise.

Reste à savoir si les Belges vont aller avec la même détermination que les Chinois en mettant un grand paquet dans la marmite économique ? Difficile de répondre à cette interrogation dans la mesure où même les intentions exprimées ne se limitent qu’aux effets d’annonce. En effet, il s’agit « d’une nouvelle mission économique en préparation ».

Ensuite, il est question « de tenter de relancer l’investissement dans les secteurs comme les mines ou l’énergie ». Ce sont là les propres termes du porte-parole du Premier ministre belge sortant.

Cette prudence pourrait peut-être se justifier par le fait que la Belgique ne dispose pas encore d’un gouvernement investi de pleins pouvoirs pour décider au nom des institutions belges. Voilà trois mois que la Belgique est sans gouvernement et le Premier ministre Guy Verhofstadt n’assume que les affaires courantes, quand bien même on citerait son nom depuis dimanche pour qu’il soit nominé formateur. Perdant aux dernières élections législatives, la désignation de Guy Verhoftadt susciterait des réactions au sein de la classe politique belge.

Le débat des frontières

Aussi, les propos tenus lors de cette visite du chef de l’Etat ne sont que des déclarations de bonnes intentions. Il faudra attendre la constitution d’un nouveau gouvernement belge pour voir si la Belgique sera à même de décréter une mobilisation des opérateurs économiques.

Par ailleurs, le débat des frontières est à l’ordre du jour de l’actualité politique. Un aspect du problème que nous avons déjà évoqué dans l’une de nos précédentes livraisons sur la « guerre des frontières » entre la RDC et ses voisins. A ce sujet, l’Ouganda a sollicité la revisitassions des frontières, question qui a été examinée à Bruxelles. A ce sujet, les autorités belges ont exprimé leur disponibilité pour envoyer des experts afin d’aider à la délimitation des frontières entre l’Ouganda et la Rdc.

Comment cette limitation devrait-elle se faire ? Jusqu’à preuve du contraire, et si il y a disparition des bornes frontalières, par subtilité, les voisins de la RDC s’attendent à ce que leur espace géographique soit élargi. Le problème est posé la où des ressources minières ou pétrolières sont susceptibles d’opposer la RDC à ses voisins. Avec l’Ouganda, il s’agit de l’Ile de Rukwanzi où Kampala espère avoir gain de cause pour mieux exploiter le pétrole dans la « Zone d’intérêts communs » du Lac Albert. Avec l’Angola, il serait question du diamant dans cette partie de Kahemba.

Telle est la réalité des faits, car si ces zones étaient pauvres, l’on ne s’agiterait pas outre mesure. Evidemment, à une question sur la revisitasion des frontières posée dernièrement à Antipas Mbusa Nyamwisi, ministre d’Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale, il a réaffirmé que le « principe de l’intangibilité des frontières héritées de Berlin 1885 demeure intact ». Et que le « gouvernement congolais n’éprouverait pas le moindre gêne de recourir à l’expertise où à la documentation d’anciennes métropoles tant qu’il faille que tout soit tiré au clair et que les possibilités de contradiction soient écartées entre nous ».

Soit. Serait-ce là la même interprétation des faits par les autres ? Nous ne le pensons pas, sinon l’Ouganda et le Rwanda n’auraient pas agressé la République démocratique du Congo jusqu’à se livrer une guerre entre eux dans le sol congolais. Attirés par les richesses congolaises, les Rwandais et les Ougandais n’ont pas hésité un seul instant à violer les lois internationales en se livrant une guerre en RDC.

Trêve de naïveté. D’ailleurs, les analyses démontrent que ces pays s’emploient, avec le concours de certaines nations occidentales à mettre en exécution le plan de la partition de la RDC. Ce qui leur permettra d’étendre leur dimension géographique. Et puisque les coins visés contiennent des minerais, des ressources financières pour soutenir toute pyramide du pouvoir, ils ne se gêneraient point pour contrôler ces ressources.

Aussi, toute cette gymnastique intellectuelle soutenue par des expéditions militaires ne visent qu’à mettre en mal le Traité de Berlin de 1885. De la revisitasion des frontières, que l’on ne soit pas surpris que demain, les mêmes voisins demandent le « retraçage des frontières », remettant ainsi en cause les frontières héritées de la colonisation.

Le Potentiel

Last edited: 25/09/2007 16:47:39

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