« L’ouvrage constitue une somme extraordinaire des virtualités de la musique congolaise de la manière dont les artistes ont cheminé dans les méandres d’une société à la recherche de son identité ».
L’ouvrage « Dictionnaire des immortels de la musique congolaise moderne », a été présenté vendredi dernier à Bruxelles dans le contexte de la tenue en Belgique du Festival Yambi, qui réunit près de 150 artistes de la République Démocratique du Congo, autour de quelque 300 manifestations culturelles. Dans cet ouvrage de 443 pages, paru cette année chez Academia-Bruylant à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre François Nimy Nzonga présente les artistes avec comme seuls critères le professionnalisme et l’ancrage en République démocratique du Congo. Il fait des observations sur le parcours et les chansons les plus significatives de chaque artiste.
Il dresse une liste non exhaustive mais détaillée des artistes musiciens qui ont contribué à la promotion de la musique congolaise moderne depuis ses débuts. Jean-Pierre Nimy Nzonga explique l’immense engouement que connaît cette musique en Afrique noire, en Europe, aux Caraïbes et même au Japon. Mais pour lui, parler de la musique congolaise moderne équivaut à considérer comme indivisibles les deux Congo Congo-Kinshasa et Congo- Brazzaville.
L’ouvrage constitue une somme extraordinaire des virtualités de la musique congolaise de la manière dont les artistes ont cheminé dans les méandres d’une société à la recherche de son identité, écrit Antoine Ndinga Oba dans la préface.
Pour l’ancien ministre des Affaires étrangères du Congo-BrazzaviIIe, aujourd’hui disparu, le travail de Jean-Pierre Nimy Nzonga comble une lacune. Très peu d’ouvrages, en effet, paraissent de nos jours sur la musique congolaise moderne. Et ceux qui existent, n’offrent pas un large éventail des données sur tous les artistes en vue, vivants ou décédés ». Enfin, cette anthologie, rédigée par une personne qui a longtemps côtoyé plusieurs des artistes évoqués, est avant tout une ultime évocation du talent de ces auteurs, poètes, hommes amoureux et engagés qui ont fait l’identité congolaise d’aujourd’hui, renchérit Mirko Popovitch, directeur d’Africalia Belgique et ancien commissaire général du Festival Yambi.
Par ailleurs, dans le cadre du festival Yambi 2007, les organisateurs ont présenté vendredi au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Un coffret de cinq Cd intitulé « Congo ya sika », qui reprend des chansons des musiciens ou groupes participant à ce festival.
Il s’agit de Eddy Mboyo et le groupe La Sanza, de Lokas, de Jean Goubald, de Tuta Ngoma et le griot Ikondongo Mukoko, ainsi que du Chceur La Grâce. Le coffret de cinq Cd a été réalisé par Africalia, une structure de la Coopération belge au développement, ayant pour objectif de promouvoir le développement humain durable par un soutien aux cultures et aux arts africains contemporains.
ACP
Last edited: 24/09/2007 17:30:33