Léon Kengo wa Dondo piégé ? Le Sénat doit-il à nouveau renouveler l’autorisation de séjour à l’étranger de “Igwe” en risquant de se faire accuser de complaisance ?

Si un nouveau domicile lui est trouvé appartenant au brasseur kinois Bralima et situé non loin de l’ambassade des Etats-Unis, et que son plus digne représentant dans la Capitale annonce une rencontre avec le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, le retour à Kinshasa de Jean-Pierre Bemba Gombo à Kinshasa à brève échéance paraissait de plus en plus comme improbable. Depuis surtout la conférence de presse dans la Capitale du Président de la République qui a réduit à néant l’hypothèse d’un « arrangement politique » et donc d’une réconciliation entre les deux hommes.
Les Bembistes ne savaient plus où donner de la tête. Les déclarations du Chef de l’Etat sont venues leur enlever les dernières illusions sur le retour à la maison de Jean-Pierre Bemba Gombo. Tout espoir était permis à la suite de la récente visite à Faro, au Portugal, du président l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. C’était sans compter qu’aux yeux du Chef de l’Etat, cette visite n’avait rien d’autre qu’une simple réponse donnée positivement à la demande de Bemba lui-même. Sur le fond, Kabila n’a pas changé sa position. « Le retour de Bemba est une affaire entre le Sénat et la justice », a-t-il martelé lors de sa conférence de presse, le 13 septembre, au Palais de la Nation.
La réponse de Babala
Cela ressemble mot à mot à ce que le président de la République avait déclaré, il y a quelques mois, dans une interview à « Jeune Afrique ». Léon Kengo wa Dondo piégé ? Nul n’enviait la position du président de la Chambre haute. Le Sénat doit-il à nouveau renouveler l’autorisation de séjour à l’étranger de « Igwe » en risquant de se faire accuser de complaisance ou déclarer celui-ci manquant à l’appel et dès lors le sortir de ses listes ?
Si la question venait d’être posée par un parlementaire, il y a fort à parier que toute la session d’octobre pourrait en pourrir. En tout état de cause, il faudra que le Sénat se prononce. Fidèle Babala, lui, a la réponse toute trouvée à l’équation. « Il s’agit d’une question politique. Elle demande une réponse de même nature », déclare le directeur de cabinet de Jean-Pierre Bemba au « Soft International ».
L’homme reste optimiste. Lui croit à la puissance des pressions internationales. Quand il le dit, son regard est rivé sur la visite de Bemba aux Nations Unies. Il affirme que Bemba sera, à la même occasion, l’hôte du Gouvernement des Etats-Unis. L’ancien ministre MLC du Budget François Mwamba Tshishimbi, S-g du MLC, était revenu abondamment sur la prochaine visite américaine de son patron, l’inscrivant dans la perspective d’un tête-à-tête avec Joseph Kabila. Difficile désormais de dire jusqu’où cela est encore probable.

Dans l’intervalle, des sources concordantes rapportaient que Bemba s’est déjà trouvé une nouvelle adresse à Kinshasa. Il est fait état d’une résidence en réhabilitation située dans le périmètre de l’ambassade des Etats-Unis de l’autre côté de son service de chancellerie qui fait face au couvent de la paroisse Sainte Anne. La maison serait une propriété d’un brasseur.
« Avec le voisinage de l’ambassade américaine, ce quartier paraît plus sûr pour Bemba », expliquent les mêmes sources. Cette information n’a été confirmée par aucune source au MLC, mais elle faisait déjà le tour de plusieurs milieux informés dans la Capitale.
Bemba continue d’exiger des garanties de sécurité avant son retour. Il y a près de trois mois, des sources proches du MLC avaient fait savoir qu’il discutait à un niveau supranational la formule de confier sa garde à un contingent étranger sous la couverture de la MONUC avec les Sud-Africains pour le côté renseignement.
(Yes)Le Soft International
Last edited: 25/09/2007 16:48:37