La délégation du Fonds monétaire international a choisi de mettre la pression sur le gouvernement congolais afin de se faire remettre une copie des accords de coopération économique signés entre la Rdc et la Chine. Les Congolais sont appelés à soutenir à fond le gouvernement, s’ils veulent être pris au sérieux par les partenaires extérieurs qui prétendent s’arroger le droit de dicter leurs choix aux dirigeants congolais.

Cette attitude osée paraît à tous points de vue inadmissible pour un pays souverain comme la RDC à qui, on prétend empêcher de signer des accords économiques qu’il juge favorable à sa population. La stupéfaction qui s’est emparée du gouvernement congolais est à la mesure de l’étrangeté de cette demande du Fonds Monétaire Internationale. Pourtant les négociations continuent avec le Fmi et la Banque Mondiale, et plus globalement avec le monde occidental pour une nouvelle relance. Le gouvernement de la République démocratique du Congo ne s’explique pas, la pression dont il est l’objet de la part des Institutions de Breton Wood.
La Chine est présente dans les affaires du monde ; ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle” l’atelier du monde “. Personne n’a jamais empêché les Occidentaux de faire des affaires avec les pays africains, au contraire.
Seulement la caractéristique de cette coopération est de ne jamais laisser d’issue aux peuples du Tiers monde afin de perpétuer leur dépendance. C’est malheureux que des compatriotes puissent prendre la parole dans un débat radiodiffusé pour parler de la Chine comme d’un pays qui viole systématiquement les droits de l’homme. Pour ces congolais, il ne faut pas faire les affaires avec ce pays. Il s’agit d’un argument spécieux dicté par la méconnaissance des réalités géopolitiques mondiales. La Chine n’a pas le monopole de violation des droits de l’homme. La Chine a pour politique de faire des affaires sans permettre à quiconque de s’immiscer dans ses affaires internes.
Ce doit également être la position du gouvernement congolais dans cette affaire qui bouscule les consciences des hommes politiques occidentaux. On exige des ministres congolais qu’ils donnent aux experts du Fmi toutes les données de l’affaire avec la teneur de tout ce qui a été signé. Ces menaces se sont étendues alors que la coopération avec les Institutions tarde toujours à venir un an depuis la fin des élections. Ce jeu de Yo-yo avec les Institutions de Breton Wood continue sans aucun bénéfice pour le peuple congolais alors que la RDC est une référence sur le plan démocratique dans le monde en général et en Afrique en particulier.
Ces pressions qui sont injustifiées après plusieurs promesses non tenues montrent clairement la volonté des ” partenaires“ traditionnels de la RDC de ne pas l’avoir accéder au rang des nations prospères au regard des richesses qui sont les siennes, et la chanson est connue depuis 1960. Cette fois ce n’est pas à cause d’une faute commise par les responsables politiques rd congolais dans leur quête de démocratie comme on serait tenté de le penser, mais parce que ces dirigeants ont décidé de faire un choix de développement qui ne rentre pas dans les schémas qu’on leur dicte habituellement. Il est question pour le gouvernement de livrer le secret des accords signés récemment avec la Chine.
Pour rappel, la République démocratique du Congo venait de signer la semaine passée des accords de coopération avec la Chine Populaire d’une valeur de 8 milliards de dollars. Le projet consiste entre autres, à construire des autoroutes, des voies ferrées et d’autres réalisations pharaoniques. Il n’ a pas fallu longtemps pour voir les Institutions de Breton Wood, Fonds Monétaire International et Banque Mondiale se dresser sur leurs étriers.
Il est de notoriété publique que les Chinois sont plus pragmatiques et réalistes que les Occidentaux. Ces derniers, au nom des théories économiques aussi abstraites que surannées, passent le plus clair de leur temps à des fioritures au lieu de passer à l’action. S’agissant desdits accords, les Chinois sont déjà à pied d’oeuvre à Kasumbalesa pour la construction de l’autoroute reliant cette localité à Lubumbashi. Preuve palpable de ce pragmatisme
(Th)L’Avenir
Last edited: 24/09/2007 17:15:38