Le Président Joseph Kabila Kabange a été accueilli à sa descente d'avion par la ministre de la Coopération au développement, Sabine Laruelle et le ministre de la Défense André Flahaut.

Le président congolais Joseph Kabila est arrivé dimanche matin pour une brève visite de travail en Belgique, quelque peu allégée pour des raisons d'agenda de part et d'autre, a-t-on appris de sources concordantes. L'avion présidentiel, un Boeing 727, s'est posé vers 09h00 à l'aéroport militaire de Melsbroek. M. Kabila a été accueilli à sa descente d'avion par la ministre de la Coopération au développement, Sabine Laruelle et le ministre de la Défense André Flahaut et le chef du protocole du ministère des Affaires étrangères. Le chef de l'Etat congolais devrait rencontrer dans l'après-midi une série de responsables politiques belges, dont la ministre-présidente de la Communauté française, Marie Arena, et la ministre des Relations internationales de la Communauté française et de la Région wallonne, Marie-Dominique Simonet, dans un endroit tenu secret par crainte de manifestations d'opposants, mais situé «en dehors de Bruxelles».
A l’arrivée du Président Kabila à Bruxelles, la foule en liesse, a demandé au couple présidentiel de descendre de la voiture et de marcher à pied jusqu'à l'ambassade de la Rdc pour montrer à la face du monde que le Congolais de la diaspora était de cœur avec le Président élu démocratiquement au suffrage universel direct et que l'heure était à la reconstruction du pays. Mais les dispositions protocolaires et surtout sécuritaires ne l'ont pas permis.
Le Chef de l’Etat congolais devrait également s'entretenir, selon une source congolaise, avec "des présidents de partis", dont Joëlle Milquet pour le CDH. Selon le ministère des Affaires étrangères, M. Kabila a sollicité des rencontres avec "plusieurs membres du gouvernement, les présidents de la Chambre et du Sénat ainsi que les ministres-présidents flamand et wallon et certains présidents de partis".
Aucun entretien n'est toutefois prévu avec le ministre-président flamand, Kris Peeters, qui a un "empêchement", selon son cabinet. Lundi, dès 08h00, le président congolais rencontrera le Premier ministre Guy Verhofstadt, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Coopération au développement, Karel De Gucht, André Flahaut et Sabine Laruelle, au Lambermont, la résidence de fonction du chef du gouvernement. Il sera ensuite reçu en audience au palais de Laeken par le roi Albert II, qu'il avait invité à se rendre en Rdc lors de sa dernière visite en Belgique, en février 2004, une invitation restée à ce jour sans effet faute de consensus politique au sein de l'équipe gouvernementale sortante.

M. Kabila s'envolera ensuite vers New York pour participer à l'Assemblée générale des Nations Unies, où une nouvelle rencontre avec M. De Gucht est d'ores et déjà programmée mercredi prochain. Initialement prévue de vendredi à dimanche, l'escale bruxelloise du président congolais a été à la fois raccourcie et reportée pour des raisons présentées comme liées à des questions d'agenda de part et d'autre. La presse kinoise évoque pour sa part avec insistance un mécontentement occidental après l'octroi, lundi, par la Chine d'un prêt de cinq milliards de dollars à la RDC pour la construction d'infrastructures et le développement de partenariats pour l'exploitation minière.
Le ministre des Affaires étrangères a confirmé dimanche matin qu'il évoquerait avec M. Kabila la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) après la recrudescence des violences récemment observée, surtout dans la province du Nord-Kivu. Des combats, parfois violents, ont opposé du 27 août au 6 septembre, les Forces armées de la Rdc (FARDC) aux soldats insurgés de l'ex-général Laurent Nkunda. Ils ont fait plusieurs dizaines de morts et ont conduit au déplacement de plus de 90.000 civils au Nord-Kivu selon l'ONU.
La dernière visite de M. Kabila en Belgique remonte à février 2004. Il était alors président de la Rdc sous le régime de la transition démocratique qui a mis fin à près de cinq ans de guerre civile et régionale sur le sol congolais (1998-2003) et a conduit à l'organisation d'élections générales en 2006 et début 2007 - et à son élection lors des premiers scrutins démocratiques en 41 ans dans l'ex-Zaïre.
MMC/S.L./Z. B./BELGA
Last edited: 23/09/2007 16:37:15