Le ministre des Finances de la Rdc M. Athanase Matenda passe des nuits blanches depuis quelques heures ; la cause :la délégation du Fond Monétaire International a choisi de mettre la pression sur lui afin de se faire remettre une copie des accords de coopération économique signés entre la Rdc et la Chine.

Le ministre des Finances de la RDC M. Athanase Matenda passe des nuits blanches depuis quelques heures; la cause: la délégation du Fond Monétaire Internationale a choisi de mettre la pression sur lui afin de se faire remettre une copie des accords de coopération économique signés entre la RDC et la Chine.
Cette attitude est inadmissible pour le Congo démocratique jaloux de sa souveraineté. La stupéfaction qui s’est emparée du gouvernement congolais est à la mesure de l’étrangeté de la demande du Fond Monétaire Internationale. D’autant que la RD n’a pas rompu ses accords de partenariat avec les Institutions de Breton Wood et que les termes de cette coopération restent inchangés.
Les Congolais sont appelés à soutenir à fond le gouvernement pour se faire également respecter aux yeux du monde. Après tout, il est le seul propriétaire de son sous sol.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo est sous forte pression et le ministre des Finances en particulier. On exige de lui qu’il obtienne de son collègue en charge des Travaux publics et Infrastructure une copie des accords signés récemment avec les Chinois. Ces menaces se sont étendue alors que la coopération avec les Institutions tarde toujours à venir un an depuis la fin des l’élections.
Ce jeu de Yo-yo avec les Institutions de Breton Wood continue sans aucun bénéfice pour le peuple congolais alors que la RDC est une référence sur le plan démocratique dans le monde en général et en Afrique en particulier. Ces pressions qui sont injustifiées après plusieurs promesses non tenues montrent clairement la volonté des “ partenaires traditionnels de la RDC de ne pas la voir accéder au rang des nations prospères au regard des richesses qui sont les siennes, et la chanson est connue depuis 1960. Cette fois ce n’est pas à cause d’une faute commise par les responsables politiques rd. congolais dans leur quête de démocratie comme on serait tenté de le penser, mais par ce que ces dirigeants ont décidé de faire un choix de développement qui ne rentre pas dans les schémas qu’on leur dicte habituellement.
Il est question pour le gouvernement de livrer le secret des accords signés récemment avec la Chine. Pour rappel la République démocratique du Congo venait de signer la semaine passée des accords de coopération avec la Chine Populaire d’une valeur de 8 milliards de dollars. Le projet consiste entre autres, à construire des autoroutes, les voies ferrées et d’autres réalisations pharaoniques. Il n’a pas fallu longtemps pour voir les institutions de Breton wood, Fond Monétaire International et Banque Mondial se dresser sur leurs étriers et se mettre à blâmer les responsables de la RDC, le président de la République en tête, pour sa témérité.
Le mot d’ordre de ralliement à la Résistance est donné à toute la population
Les fronts des Congolais sont restés longtemps courbés sous le joug des gouvernements occidentaux et des Multinationales. Aujourd’hui l’heure est venue de bousculer les traditions et de tenir bon devant le Fmi et la Banque Mondiale. Ces Institutions sont avec nous depuis des générations, mais notre pays n’a pas vu le bout du tunnel. Au contraire, la RD.Congo n’a fait que creuser le fossé des inégalités socialos de sa population. La très forte pression que les Occidentaux sont entrain de mettre aujourd’hui sur les dirigeants de la RDC n’est justifiée que par l’égoïsme et la mauvaise foi. On sait que notre pays est redevable à la BM et au Fmi. Même si Cette dette qui accable la RDC est une dette odieuse par le fait que les congolais n’en avaient pas bénéficié, le gouvernement de la troisième République est pourtant décidé à l’honorer. D’où vient cette agitation du Fmi et de la BM ? Les accords signés avec Pékin ne dérangent nullement la structure de la dette. Ils sont le fruit d’un préfinancement accordé par le gouvernement chinois en faveur de la RDC ; ce préfinancement a comme garantie les ressources de la RD. Congo. Le fait est que en dépit du pillage sauvage de ses matières minérales précieuses qui atterrissent dans les pays frontaliers massivement soutenus par des gouvernements occidentaux, mais ces dernières finissent leur course dans des usines propriété de ces mêmes nations. La République démocratique du Congo est encore en mesure d’attirer un grand nombre des investisseurs de tous les pays du monde. Cola démontre que les richesses du Congo démocratique bien que non renouvelables pour la plupart, ne sont pas encore totalement épuisées.
Après avoir suivi aveuglement le schéma des ajustements structurels imposé par le Fmi et la Banque Mondiale, seule cause de la détérioration des Termes de l’échange, la Rdc vient de comprendre que la base de son vrai développement réside non seulement dans la diversification de sa coopération avec d’autres nations et continents, mais surtout dans ses ressources géologiques qu’elle peut mettre en location dans un partenariat gagnante –gagnant. On ne peut pas rester « potentiellement » riche pendant que la population continue de croupir dans la misère quarante sept ans après l’indépendance ; cela relèverait du cynisme politique Plusieurs pays africains ont évolué dans cette voie de Sagesse, et ils ont récolté les bénéfices d’une telle opération sans s’attirer les foudres des Institutions de Breton Wood.

Nous pouvons citer dans le lot le Sénégal, l’Angola voisin et la Zambie, le Gabon et plus récemment le Tchad. Mais comme par hasard, la RDC qui ne fait que s’inspirer de ce modèle est entrain de faire l’objet d’une pression aussi étrange qu’injustifiée. Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures? La RDC a-t-elle été vendue à la communauté internationale pour que son peuple ne puisse jamais jouir de ses richesses ?
Les accords avec la Chine: tout ce qu’il y a de mieux en matière de coopération multilatérale
La République démocratique du Congo est un pays envié qui a déjà perdu beaucoup de temps et d’hommes parmi ceux qui ont essayé de relever le défi du développement du pays en dehors des sentiers bâtis par la Haute Finance Internationale. Ces Congolais ont eu le tord d’avoir raison trop tôt. A chaque fois c’était remis en question. Pour cette fois le gouvernement doit persévérer dans la voie qu’il a choisi ; mieux, le peuple congolais doit soutenir à fond les options du gouvernement. Ces options sont: la continuité de nos relations avec la communauté financière internationale, via Fmi et Banque Mondiale, le paiement de la dette. D’autre part, la RDC est appelée à renforcer sa coopération avec les pays asiatiques dont l’expérience, ainsi que les moyens financiers et techniques ont mis plusieurs pays africains sur le chantier du développement et de la reconstruction pour le bonheur de leurs peuples respectifs. C’est en foi de ces réalités que le gouvernement congolais s’est décidé à ne rien céder de ses prérogatives. La résistance aux pressions des pays tiers ne passera pas.
On n’obligera jamais le Congo démocratique à renoncer aux accords signés avec la Chine, pour la simple et bonne raison que ces accords sont le gage du développement économique tel qu’on l’a toujours voulu pour notre peuple. Ce qu’il faut apprécier dans les accords signés entre Kinshasa et Pékin, ce que ces accords sont dénués d’arrières pensées d’exploitation de l’autre. Les conditions de coopération avec l’Occident ne sont pas remises en question. Ils forment ce qu’on appelle une coopération gagnant-gagnant; il y a des avantages énormes que les entreprises congolaises tireront de ces accords, car toute la sous-traitance se fera à travers elles.
La République Populaire de Chine promet un transfert de technologie qui sera bénéfique pour la formation de la main-d’oeuvre et du personnel d’appoint cent pour cent congolais. Le tout se fera dans un respect strict des normes environnementales des sites d’exploitation. Les populations riveraines des sites où vont être construites des usines d’extraction de minerais gagneront divers avantages dans le domaine des infrastructures de proximité. Et le dernier n’est pas le moindre, beaucoup parmi les chômeurs qui sont à la recherche d’un emploi rémunéré vont se trouver de l’emploi. Etant donné que l’emploi est concrètement, il est évident que les ennemis du peuple congolais ne veulent pas le voir goûter au fruit défendu de la prospérité économique, le développement de la RDC dépend de ce partenariat égalitaire avec Pékin, mais nos amis occidentaux n’ont rien à craindre de ces accords. Ils doivent plutôt regretter de ne pas avoir à savoir la réalisation des promesses qui leur avaient été faites depuis plusieurs décennies. On peut comme a dit Abrahm Lincoln : « tromper tout le peuple une fois : on peut aussi tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple pendant tout le temps.
Mais de tout ce qui précède, il y a lieu de dire que le congolais ne sera jamais ingrat vis-à-vis de la communauté internationale qui l’a soutenu dans sa longue quête de la Démocratie. Néanmoins, et est le moins que l’on puisse dire, est que après avoir promis d’engager la RDC sur la voie du développement, la communauté internationale soit entrain de renier sa parole au point de mettre des bâtons sous les roues de ce pays auquel elle a promis la prospérité économique. Dossier à suivre.
Prince Malko/L’Avenir