L’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Shell International, tenue le mardi 11 septembre 2007 a enfin avalisé la cession des actions de Shell International à Engen.

Qui est Engen, qui reprend en Rdc le relais de Shell ? Shell International s’était implanté dans l’ex-colonie belge depuis 1928 bien avant son accession à l’indépendance. Ses activités principales consistent en la distribution des produits pétroliers et leurs dérivés, la fabrication des lubrifiants et la vente des bitumes et des produits chimiques pour l’agriculture. Le Gouvernement congolais est entré dans le capital de Shell en 1974, lors de la zaïrianisation, en d’abord 60 % des parts et par la suite 40 % après rétrocession de 20 %.
En décidant, le 11 septembre 2007 de la cession de ses activités sur le territoire congolais à un repreneur de son choix qui s’est porté sur Engen, dont MULTIMEDIA CONGO présente ici, au grand public, la carte postale d’une entreprise qui va bientôt afficher son nom sur toutes les places publiques, dont les filling stations d’essence, gasoil et autres.
Histoire d’Engen
ENGEN est une société oeuvrant dans le domaine de l’énergie et basée en Afrique. Elle se concentre tout particulièrement sur le marché situé en aval et tout ce qui s’y rattache.
L’histoire d’Engen qui va bientôt faire une apparition remarquée en République démocratique du Congo dans le secteur des hydrocarbures, remonte à 1887 lorsque la filiale britannique American Vacuum Oil Company décida de développer un bureau de vente au Cap. La société fut ensuite intégrée à la Société Mobil, basée aux Etats-Unis.
Dès le début, l’entreprise connut une croissance rapide, évoluant à travers une série de fusions et de changements de noms avec, en 1989, l’acquisition des actions de Mobil par le géant minier et industriel sud-africain, Gencor, créant le groupe énergétique le plus important d’Afrique australe.
En mai 1990, afin de refléter sa nouvelle destinée et son esprit d’entreprenariat, la société a pris le nom de Engen, ce qui a constitué, selon des sources proches des milieux d’affaires sud-africains, le changement de nom le plus important de toute l’histoire de la vente en réseau en Afrique du Sud. Deux ans plus tard, les valeurs de Engen Limited étaient déjà cotées à la Bourse de Johannesburg, ce qui témoigne de la vitalité et de l’essor de la nouvelle entreprise.
En décembre 1998, la société n’était plus cotée en bourse lorsqu’elle devint une filiale à 100 % de Petrolian Nasional Berhad (Petronas), la société nationale des hydrocarbures de Malaisie. Dès lors, Engen bénéficie de la dynamique considérable fournie par Petronas en termes de recherche et de la technologie qui le propulse au niveau international. Ceci constitue en fait le facteur majeur qui a induit sa croissance et la rapidité de son succès.
A la fin de 1999, Petronas a revendu 20 % de ses actions à Worldwide Investment Holding (Pty) Limited, pour soutenir un programme gouvernemental dit de Renforcement de l’Autonomie des populations précédemment défavorisées (BEE). Ceci constituait le premier accord d’équité BEE à être signé par une société pétrolière sud-africaine.
Aujourd’hui, près de 10 ans après sa création, Engen qui s’apprête à faire une entrée remarquée sur le marché congolais des hydrocarbures dispose de la première société sur le marché sud-africain, et la toile géographique qu’il a tissée s’étend à travers toute l’Afrique sub-saharienne.
Engen : un géant dans le monde des hydrocarbures avec des infrastructures impressionnantes
De par sa raison d’être, Engen Limited a essentiellement orienté ses principales activités vers les produits pétroliers et ses dérivés. Engen Petroleum Limited qui est sa filiale à 100 % est, elle, la société d’exploitation de ses activités en aval en Afrique du Sud.
Quant à Engen Holding Limited, son rôle est de s’occuper des opérations commerciales réalisées hors de l’Afrique du Sud.
Ainsi structurée, l’entreprise s’est dotée des infrastructures impressionnantes aussi bien dans le domaine de la recherche, de l’exploration, de l’exploitation que de la distribution.
Il faut d’abord savoir que ce sont 135 000 barils qui entrent chaque jour dans sa raffinerie de Durban, l’une des raffineries pétrolières les plus avancées d’Afrique Australe.
Cette raffinerie est de classe mondiale. Elle est conçue pour offrir une flexibilité maximum pour la production de ses combustibles de base, ainsi qu’une gamme de dérivés comme le bitume, les stocks d’alimentation chimique et les solvants exotiques. Elle produit également du gaz de pétrole liquéfié, du pétrole, du diesel, des lubrifiants, du pentane, des solvants, du carburéacteur, du soufre et du fuel de soute.
C’est de son usine de fabrication d’huiles lubrifiantes (LOBP) que sortent les produits de la marque Engen, Mobil et Cat : des huiles lubrifiantes pour les moteurs automobiles et diesel, les boîtes de vitesse, les hydrauliques, les turbines et les machines-outils, ainsi que des l’huile de décolletage et toute une variété d’applications industrielles telles que les huiles minérales et à base synthétique; des lubrifiants spéciaux pour les locomotives de trains, commercialisés sur le marché sub-saharien.
Construite en 1964, cette raffinerie a connu un certain nombre de modernisations et d’améliorations, en particulier un programme massif de rénovation de capacités et de protection de l’environnement.
Engen s’enorgueillit aussi d’aligner plus de 1.400 stations de services portant son label en Afrique sub-saharienne et environ 600 magasins Quick shop et commerces de proximité ; 66 dépôts ; 7 terminaux, des infrastructures d’aviation, une importante flotte de transport maritime ; un pétrolier de 45 tonnes métriques Tpl et un nouveau navire en cours de construction ; des réseaux de système d’informatique sophistiqués ; 2538 employés dont 252 hors d’Afrique du Sud. L’effectif du personnel congolais qu’il hérite de la cession des parts dans Shell RDC va augmenter ce chiffre.
Une entreprise bon citoyen
Connue comme une entreprise bon citoyen, partout où elle est installée, Engen exerce une politique en affaires, de manière compatible avec les besoins économiques, sociaux et environnementaux des communautés dans lesquelles elle opère.
Selon les responsables de cette entreprise, le concept de développement de la nation sur le continent africain est la question centrale qui motive toutes ses activités d’investissement social, étant donné qu’il fonde beaucoup d’espoir sur le processus de développement sur le tas dans lequel les véritables besoins des populations sont identifiés et des solutions durables sont envisagées.
Pour les dirigeants de Engen, trois domaines principaux constituant des besoins fondamentaux immédiats au concept de développement de la nation ont été identifiés. Il s’agit de l’éducation, de la sécurité et de l’environnement.
Mais, en parcourant l’impressionnant volet qu’affiche Engen qui s’apprête à faire son entrée dans le secteur des hydrocarbures en République démocratique du Congo, quatre points de performance sortent du lot et méritent une attention particulière.
Entre autres assurances qu’elle annonce, on note que cette entreprise veut : donner foi lorsque cela est dû, tenir chaque promesse faite, faire le meilleur possible et faire la bonne chose d’entrée de jeu.
Autant de considérations qui doivent réjouir tout le personnel de l’ex-Shell RDC qui est en transition vers sa passation sous la bannière de Engen et qui coupent les inquiétudes de ceux qui craignaient que la cession de Shell RDC au repreneur Engen ne soit le prélude d’une ère d’incertitudes pour leur avenir.
Il faut noter avec plaisir que Engen s’est engagé à reprendre les employés avec les mêmes termes et conditions de leur contrat de travail; ce qui supprime les inquiétudes qui planaient sur certains depuis quelques mois.
Clément VIDIBIO/MMC
Last edited: 21/09/2007 17:12:33