Kinshasa et Bruxelles ont pris l’option depuis  mercredi dernier, de renforcer le partenariat qu'elles ont entamé depuis 2002, en étendant leur collaboration existante aux domaines de la propreté et de l'état civil, à ceux de la sécurité, des finances, de la jeunesse et des sports. Cela a été scellé dans un nouveau protocole signé mercredi en  début d'après-midi, à l'Hôtel de ville de Bruxelles par le bourgmestre Freddy Thielemans, et le gouverneur de la ville-province de Kinshasa André Kimbuta. "Nous avons élaboré un projet concret autour de trois axes", se félicite l'échevine bruxelloise de la Propreté publique Karine Lalieux.

A savoir : le partage d'expertise, la récupération du charroi et des projets pilotes locaux de ramassage des déchets. "Le service propreté de la Ville de Bruxelles apportera son expertise aux autorités kinoises afin de les aider à identifier les meilleures solutions pour le transport des déchets et le choix d'une décharge finale", explique Mme Lalieux. De même, il s'agira d'appuyer Kinshasa dans ses démarches vers les bailleurs de fond. La Ville de Bruxelles léguera également des charrois déclassés à la Ville de Kinshasa et participera à la formation des agents techniques pour la maintenance de ce matériel. A ce titre, les ouvriers kinois feront un stage à Bruxelles pour la remise en état des véhicules envoyés à Kinshasa.

Toutefois, l'aide de la ville de Bruxelles ne sera pas de nature financière. Elle consistera surtout en un apport d'expériences et de matériel pour aider les autorités kinoises à élaborer des projets à défendre auprès de bailleurs de fonds potentiels. Les projets viseront à améliorer la qualité de vie de la population. Selon le premier gouverneur de Kinshasa désigné par les élections démocratiques, les défis pour la capitale congolaise sont énormes, à commencer par celui de la salubrité. Il s'agira notamment de permettre l'enlèvement des déchets dans les 24 communes qui la composent. La Ville de Bruxelles apportera son expertise pour aider les  autorités kinoises à la mise en place d'une décharge publique et à rechercher des bailleurs de fonds. Des véhicules du service bruxellois de la propreté publique vont  être envoyés à Kinshasa, de même que des fonctionnaires du département. Ceux-ci mettront au point, avec leurs homologues congolais, un micro-projet de sensibilisation de la population au tri et au recyclage des déchets.

En matière de population et d'état civil, Kinshasa a commencé à enregistrer des actes de naissances. L'administration locale souhaite à terme créer et gérer les actes de décès. Elle veut atteindre une couverture de la moitié de la population à l'horizon 2012. Dans les nouveaux domaines d'action ciblés par l'accord (sécurité,  finances, santé, action sociale, le sport, l'enseignement et la jeunesse) la collaboration pourra porter sur des échanges d'expériences,  l'envoi de matériel, et/ou de personnel pour la formation.

A la ville de Bruxelles, elle impliquera le bourgmestre, ainsi que plusieurs échevins de la ville (Karin Lalieux-Propreté publique; Bertin Mampaka-Sports et Relations Internationales; Joëlle Milquet-état civil) présents mercredi à la signature. Les autorités de la ville ont, d'ores et déjà, été invitées à Kinshasa en novembre et février prochains pour concrétiser les engagements pris.

C.L/Libre Belgique, Acp/MMC