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Plusieurs cas d’avortements sont enregistrés ce dernier temps chez les jeunes filles qui ne voulant pas être mères très tôt, ayant comme conséquence des cas de décès consécutifs à l’usage de produits toxiques. On qualifie d’épidémie le phénomène des grossesses chez les adolescentes. On mesure mieux l’ampleur du drame, si on se penche sur les conséquences qu’il entraîne dans la vie d’une adolescente désemparée. A tout le moins, elle va  subir des bouleversements ­qui auront de lourdes répercussions, non seulement sur elle, mais aussi sur ses parents ­et ses proches..

Plusieurs cas d’avortement sont enregistrés ce dernier temps chez les jeunes filles qui  ne voulant pas être mères très tôt, ayant comme conséquence des cas de décès consécutifs à l’usage de produits toxiques. Nous citerons, le cas de deux d’entre elles et celui d’une jeune maman, survenus la semaine dernière dans le quartier Kindele, dans la commune de Mont-Ngafula.

L’une de filles Nadine, grosse de six mois, dont le fiancé qui réside en Europe devrait revenir pour l’épouser. Mais, hélas, Nadine est tombée enceinte d’un inconnu. L’autre, après avoir su qu’elle était enceinte, a recouru à l’automédi­cation pour évacuer sa grossesse, cela l’a conduite jusqu’à la mort et aussi, l’auteur de cette grossesse est toujours inconnu.

Une autre encore, Dorothé, mère de quatre enfants, est devenue grosse d’un homme friqué, en l’absence de son mari qui venait d’effectuer un voyage pour le Bandundu. Celle-ci, quand elle a découvert son état, aurait consommé de produits abortifs pour avorter, ce qui a provoqué sa mort.

Force est de constater que le phénomène de grossesse chez les adolescentes est plus causé par un déficit de communication et d’information entre les enfants et leurs parents en général, et entre la fille et sa mère en particulier. Certaines d’entre elles ne communiquent qu’occasionnellement avec leur mère et pas du tout avec leur père.

D’autres jeunes filles deviennent mères parce qu’elles ont été victimes de viol. Le traumatisme subi semble déclencher chez certaines une souffrance affective qui peut se manifester plus tard et provoquer une attitude destructrice. Prenons le cas de Jasmine, qui a été violée à l’âge de 15 ans.

Après ça, se souvient-elle, j’ai eu un comportement autodestructeur. A 19 ans, je suis tombée enceinte. “J’ai toujours trouvé que je ne valais rien “, se lamente Jasmine. Annie, aussi, a vécu le même calvaire à 17 ans: “entre sept et onze ans, j’ai subi des sévices de la part d’un adolescent que je détestais. Je me sentais coupable ».

Il y a également celles qui sont victimes de leur curiosité et d’un excès de confiance en elles. Nicole. « J’étais persuadée d’avoir de réponse à tout, d’être capable de tout. Malheureusement, j’étais aussi capable d’avoir un bébé “, C’est la curiosité qui a poussé Carole, elle aussi, mère célibataire, très jeune, à avoir une expérience sexuelle. J’avais le sentiment de passer à côté de quelque chose”, se souvient-elle. L’ignorance des conséquences d’une activité sexuelle y est aussi pour quelque chose. Certains jeunes ne savent pas exactement à quoi s’attendre, après avoir eu des relations sexuelles, ni ce qui veut dire devenir enceinte. Elles ne font apparemment pas toujours le lien entre les rapports sexuels et la maternité.

Cependant, beaucoup de filles disent avoir été choquées ou surprises, lorsqu’elles ont découvert qu’elles étaient enceintes, même si elles n’avaient pas recours à la contraception. Néanmoins, ce qui est à incriminer avant tout, c’est le changement de mentalité par rapport à la sexualité.

Sarah Sivu Sangi/L’Obserateur

Last edited: 20/09/2007 18:48:32

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