Un emploi décent est considéré comme étant une voie de valorisation des ressources humaines et des capitaux à la base de développement durable. Les entreprises minières du Katanga doivent en donner l’exemple.

Les entreprises minières du Katanga doivent en donner l’exemple. Les travaux sur le tout premier forum national sur l’emploi en République démocratique du Congo se sont ouverts ce mardi 18 septembre, au Grand Hôtel Kinshasa, par le Premier ministre Antoine Gizenga. C’était en présence des députés et sénateurs, des membres du gouvernement aussi bien central que provincial, des membres du Bit et celles d’autres délégations étrangères.
Ces assises voulues comme un haut lieu de dialogue social pour une synergie participative, a pour thème : « Emploi, lutte contre la pauvreté et développement durable ». En effet, la destruction de l’outil économique suite aux pillages (1991 et 1993) et enfin la guerre d’agression qui a sévi dans le pays jusqu’en 2001, ont porté un coup fatal à l’emploi, particulièrement dans le cas de la Rdc. A l’heure actuelle, le chômage a atteint plus de 80% de sa population active évaluée à près de 22 millions de personnes.
Toutefois, certaines entreprises minières du Katanga cherchent à combattre la lutte contre le chômage. C’est le cas le dire pour Chemicals of Africa, cette société minière métallurgique congolaise opérant au Katanga. Ce groupe a été opérationnelle en Rdc depuis plus de 27 ans.
Tout en luttant contre le chômage en Rdc, la société minière «Chemicals of Africa» a apporté la haute technologie de pointe dans le secteur minier congolais. Celle-ci prêche par l’exemple en ce qui concerne le respect du Smig. Et le gouverneur du Katanga s’en est rendu compte, lors de la ronde effectuée dans les entreprises minières de sa province, pour se rendre compte de la façon dont les responsable de ces entreprises gèrent leur personnel et surtout, s’assurer de l’application adéquate du Salaire minimum interprofessionnel garantie (Smig) d’au moins 100 $ US imposé par l’autorité urbaine.
Rappelons que ce SMIG d’au mains 100 $ US doit être de stricte application comme le veut Moïse Katumbi au Katanga, notamment dans les entreprises minières de sa province. Et l’autorité urbaine a fait un constat amer dans quelques entreprises minières visitées, où les employeurs n’avaient jusqu’alors pas appliqué le SMIG de 100 $ US. Les travailleurs effectuent des travaux sans tenues adéquates et dans des conditions moins Sécurisantes.
Qu’à cela ne tienne, l’exception a été faite, tout de même à la société précitée, où le Smig est de stricte application car les agents effectifs touchent plus de 100$ US et même au-delà, selon leurs qualifications. Le gouverneur de la ville s’est dit très satisfait de la façon dont gère son personnel cette entreprise.
Voilà donc une façon de contribuer à la lutte contre la pauvreté et le chômage.
De sources dignes de foi, il nous revient que cette filiale du groupe Shalina n’a pas des concurrents à l’heure actuelle au Katanga. Elle a déjà investi des centaines des millions de dollars américains. Chemaf consacre en RDCongo – une première - une technologie de pointe, à savoir celle dite SX-EW (Solvant Extraction et Electrolyse), en vogue sous d’autres cieux.
A la différence d’autres investisseurs au Katanga, elle appuie ses investissements avec un gros volet économique et social. Rien donc à voir avec les autres investisseurs dits «artisanaux», «héritiers» ou encore simplement «fantômes», qui pullulent pourtant sur le terrain, dans la province.
Ainsi, ladite société permet, par exemple à l’Etat congolais de fixer ses droits et taxes grâce aux exportations de minerais ramenés à 45 ou 55 % de teneur en cuivre et en cobalt, sous forme de carbonate. Cette valeur ajoutée réalisée par elle est nettement en contraste avec les autres exploitants qui exportent le brut congolais de teneur de loin inférieure.
Prise en charge efficace
Au plan social, on renseigne que Chemical of Africa a créé plus d’un millier d’emplois indirects. Près de 6.150 compatriotes (employés et membres de familles qui jouissent d’une facture médicale estimée en moyenne à 100.000 USD par an ainsi que des frais de scolarité évalués à 10.000 USD).
Elle ne s’arrête pas au non respect du Smig. Sa main d’oeuvre, abondante par ces temps de crise, est gratifiée annuellement de quelque 1.500.000 kgs de farine, au titre de don de la part de l’employeur. Les efforts de la Haute direction ne s’arrêtent pas à ce niveau. Déjà, elle s’est lancée dans la construction des maisons.
Aussi bien à Kinshasa qu’au Katanga, les agents sont en voie de se les approprier suivant des contrats de location – vente. A proximité, le souci visé est par ailleurs de l’érection des centres de santé ainsi que de la réhabilitation des écoles qui sont en même temps équipées en infrastructures adéquates.
Le cas des écoles primaires du Camp Vangu et Sainte Marie à Lubumbashi est cité en exemple. Ce volet social animé par «Chemicals of Africa» s’étend tout autant dans le domaine des sports. Ce qui n’empêche pas le patronat de l’entreprise d’accorder son soutien matériel et financer au sport national, à travers des formations sportives telles que Mazembe et Lupopo. Enfin, dans le lot des actions sociales entreprises par cette filiale, force est de relever la réhabilitation des routes, des cimetières ainsi que la construction des bornes-fontaines. « Developping African Potential ». Tel est le slogan de ce groupe. Traduisez : « Développer le potentiel africain ».
Revenons sur le Forum national de l’emploi pour dire que ces ces travaux cherchent à lever notamment, de manière concrète, les options sur les axes stratégiques de la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle, à valider et adopter des programmes et projets pilotes sur l’emploi pour une rapide mise en œuvre du programme du gouvernement, à formuler de manière concrète des recommandations pour une meilleure prise en compte de l’emploi dans la mise en œuvre du Dscrp, à valider les mécanismes de mise en œuvre des recommandations du Forum et de trouver des solutions pour l’amélioration de la gouvernance de l’emploi au Congo.
Cependant, les résultats attendus sont les suivants : lever les options sur les axes majeurs de la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle, valider et adopter les programmes et projets pilotes du Plan national pour l’emploi et la lutte contre la pauvreté en vue de la mise en œuvre adéquate du Programme d’action prioritaires du gouvernement.
Les travaux de ce forum donneront la parole à toutes et chacune des instances de la vie nationale pour contribuer, réfléchir, enrichir et formuler des recommandations pertinentes en rapport avec la problématique de l’emploi et de l’auto emploi en Rdc.
Mme la ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, Marie Ange Lukiana a profité de l’occasion pour rendre un vibrant hommage à celui qui a daigné désigner l’emploi comme le deuxième des cinq chantiers prioritaires de son mandat présidentiel pour ce premier quinquennat de la troisième République à savoir, le Président Joseph Kabila.
C.L/MMC
Last edited: 19/09/2007 18:32:51