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travaux du syposium international ŕ kinshasa

Les travaux du symposium international de Kinshasa, organisé par Université de Kinshasa (Unikin) sur ‘‘la crise dans la sous-région des pays des Grands Lacs” se poursuivent sans désemparer au Grand Hôtel Kinshasa. Les travaux ont pris une vitesse de croisičre avec des exposés de haute facture. Cela ne peut que rencontrer l'assentiment du ministre d'Etat en charge de l'Education nationale. M. Yerodia Abdoulaye Ndombasi, qui lors de la cérémonie d'ouverture, lundi 04 décembre 2000, a convié les participants, au nom du président de la République, de penser et de répandre le savoir sur la crise dans la sous-région des Grands Lacs.

Yerodia a, par la męme occasion fustigé l'attitude de la Communauté internationale qui ne voulait ni voir ni savoir que la Rdc était agressée, alors que les hordes armées du Rwanda, de l'Ouganda... se trouvaient sur le territoire congolais. Cependant, le ministre d'Etat a reconnu le courage du peuple congolais qui a résisté aux agresseurs circoncis le contenu de leurs attaques.

Pour la journée de mardi 05 décembre 2000, quelques orateurs ont défilé devant cette assemblée composée d'hommes de science. Il s'agit notamment du professeur Gautier de Villers de l'institut africaine de Tervuren en Belgique qui a exposé sur : “La Belgique face ŕ la crise dans la région des Grands Lacs”, le professeur Balanda Mikwin de l'Unikin sur le processus de Lusaka relatif ŕ la crise et le professeur Hadad de l'Université de Lubumbashi qui a fait un parallélisme entre le conflit au moyen orient et celle des Grands Lacs.

Le professeur Balanda a fait remarquer que l'Accord de Lusaka ne peut ętre considéré comme un traité international. Car dans tout traité international, le consentement des parties est essentiel.

Il a relevé quelques autres anomalies contenues dans l'Accord de Lusaka. A titre d'exemple, il a révélé que l'Accord n'est pas daté, le 10 juillet est la date de la signature du Pv; cet accord place, les agresseurs et les agressés au męme pied d'égalité. L'Accord a fait un mutisme complet sur l'agression et un silence sur I'indemnisation de la Rdc qui a subi des pertes énormes du fait de l'agression.

Il a également indiqué que l'Accord de Lusaka ignore la souveraineté de la Rdc confond la question interne ŕ la question internationale, lorsque l'Accord traite de la question de nationalité, de la constitution de l'armée. Pour M. Balanda, ces questions relčvent de la souveraineté de la Rdc et ne doivent ętre abordées dans le cadre d'un traité international. Conséquence de cette contusion, malgré la signature, les signataires gardent leur position.

- Que faire ?

La solution devant cette situation prescrit M. Balanda ets de refaire l'Etat avant de parler de l'Etat de droit. Il faut en outre cultiver la paix. Pour lui, la Cepgl de demain doit également intégrer l'Ouganda, la Tanzanie et la Zambie.

En conclusion, Balanda a déclaré que la Rdc est amputée de l'une de ses prérogatives fondamentales qui est l'armée.

En outre, il trouve qu'il est impensable d'envisager la révision de l'accord de Lusaka d'autant plus que les agresseurs s'y opposeraient ne trouvant pas leur compte.

Compte. Il est également impensable de croire au Conseil de sécurité qui, au lieu de faire appliquer la Résolution 1234 qui exigeait le départ des troupes non invitées du territoire congolais comme il s'est agit du cessez-le-feu en Irak en 1990, a plutôt cautionné l'Accord de Lusaka.

Quant au professeur Hadad, il a fait savoir que la crise dans la région des pays des Grands Lacs ressemble frcelle du moyen orient. il y a l'Israël, le Liban, les Palestiniens, les israéliens, les Hezbolah et le Finul d'une part, d'autre part les pays agresseurs, la Rdc, les Tutsi, les Hutu, les Maď-Maď et la Monuc.

Dans tout ça, les israéliens et les Rwandais se disent ętre victimes d'un génocide, lequel génocide est considéré par l'opinion internationale comme un capital. En outre, de part et d'autre, c'est-ŕ-dire tant au Liban qu'en Rdc - pays occupés -l'Onu reste bras croisés, met les agresseurs et les agressés dans le męme sac.

Pour faire face ŕ la crise créée devant ces deux cas, Hadad pense que seule l'unité nationale et une lutte populaire sont indispensables, sans ignorer qu'il y a une main noire qui tire les ficelles dans l'ombre.

Lors du débat qui a suivi ces exposés M Gustave Vangu Mambweni a déclaré que la Belgique a une responsabilité dans ce qui se passe en Rdc voire dans la sous-région des Grands Lacs. Il s'étonne que ce Royaume qui a une histoire commune de plus de 80 ans avec la Rdc puisse prendre partie pour les pays agresseurs qui n'étaient que son protectorat.

Vangu recommande au Royaume de Belgique d'adopter une politique étrangčre cohérente vis ŕ vis de tous les pays de la sous-région et il a révélé que l'Accord de Lusaka est une copie conforme et certifiée de l'Accord d'Arusha qui a conduit ŕ l'assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994 et qui eu comme conséquence, le génocide devenu fonds de commerce pour le Rwanda.

Pour Vangu, la Communauté internationale voulait que la situation de crise en Rdc aboutisse ŕ Un résultat semblable ŕ celle du Rwanda de 1994.

Il a relevé que le complot est international dont le concepteur est connu, les tenants et les aboutissants également il en veut pour preuve l'attitude de la Belgique qui demande pardon au Rwanda ŕ cause de son “implication” dans le génocide. Il rappelle que les Hutu (interahamwe et ex-Far), devenus aujourd'hui un prétexte au Rwanda pour agresser le Congo ont été amenés dans ce pays grâce ŕ l'opération turquoise.

Pour le professeur Kabeya Tshikuku de la faculté de l'économie de l'Unikin, on doit reconnaître que le, Congo est lié et l'Accord de Lusaka a été conclu dans cette logique de maintenir le Congo dans cet état.

Il estime, que le Congo réuni tous les éléments quantitatifs d'un Etat. C'est-ŕ-dire la population, le territoire et la souveraineté. Force est de reconnaître que, malgré le fait que cette population existe en grand nombre animée d'un vouloir-vivre ensemble, dans sa diversité des langues parlant le męme langage, au moins en ce qui concerne son destin, il faut voir la question du point de vue qualitatif.



Last edited: 07/05/2006 00:01:10

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