Noureini Tidjani Serpos, le sous-directeur général de l’Unesco pour l’Afrique qui représentait le directeur général de l’institution onusienne, a salué l’engagement du président Toure en faveur de l’alphabétisation.

Ce qui prouvera que la question constitue pour les Etats une priorité absolue et un droit inaliénable. Les ministres ont aussi souhaité l’accompagnement des PTF dans la mise en œuvre des programmes d’alphabétisation, l’amélioration du niveau de traitement des animateurs et facilitateurs, l’érection d’un département ministériel autonome dans chaque pays pour gérer le sous-secteur. Ils n’ont pas manqué de demander l’engagement ferme et soutenu de l’Unesco dans les efforts des Etats pour éradiquer le fléau qu’est l’analphabétisme.
Les ministres ont enfin suggéré l’inscription de l’éducation non formelle dans une logique de complémentarité avec le système formel. « L’Appel de Bamako » lu par Coumba Boli de l’Adea a rappelé aux participants l’interpellation du regretté doyen et sage Joseph Ki Zerbo qui soulignait que l’Afrique n’a qu’un choix: « éduquer ou périr » L’appel de Bamako fait de cette mise en garde du sage burkinabé, un devoir et même une obligation pour tous les africains de faire de l’alphabétisation une réalité en terme de droit humain fondamental exercé par toutes et par tous...
Quant à Noureini Tidjani Serpos, le sous-directeur général de l’Unesco pour l’Afrique qui représentait le directeur général de l’institution onusienne, il a salué l’engagement du président Toure en faveur de l’alphabétisation et a exprimé la gratitude de son institution aux ministres de l’Education et surtout aux Premières dames dont le nombre élevé à la conférence et la qualité des travaux constituent en soi la preuve de leur engagement dans la lutte contre l’analphabétisme.
Les résultats des travaux une fois pris en compte dans les politiques nationales de nos pays, contribueront sans nul doute à impulser toutes les actions pour l’organisation; l’accès, l’équité, la qualité et le financement de l’éducation non formelle en général et de l’alphabétisation en particulier.
Le Premier ministre, Ousmane Issoufi Malga qui présidait la cérémonie de clôture a mis en garde les Africains contre les dangers de l’analphabétisme, notamment le chômage, le désoeuvrement. Ces facteurs font à leur tour le lit de la paupérisation. Le chef du gouvernement a relevé que l’analphabétisme n’est pas une fatalité et que nous devons la combattre et la vaincre.
Il a, par conséquent, salué l’engagement réaffirme de tous à Bamako en faveur de l’alphabétisation, facteur du développement socioéconomique. Il s’est aussi réjoui de la détermination des Premières dames d’inclure l’alphabétisation dans la gamme de leurs actions sociales avant de remercier l’Unesco et tous ceux qui ont contribué à la réussite de la conférence.
LP/AP
Last edited: 18/09/2007 17:11:58