Le Gouvernement de la ville de Kinshasa a pris des mesures suspendant l’intervention dans les médias et toute prestation publique pour les artistes Koffi Olomide et Félix Wazekwa, à cause du climat malsain qu’ils entretiennent dans leur corporation.

Les artistes Koffi Olomide et Félix Wazekwa, respectivement patron des orchestres Quartier Latin International et Cultur’A Pays vie sont interdits de prestation publique et d’intervention dans les médias sur toute l’étendue de la capitale, a-t-on appris dimanche. Selon la Radio télévision nationale congolaise (Rtnc) qui a donné cette information dimanche au cours de son édition du journal de la mi-journée, cette décision a été prise par le Gouvernement provincial de la ville de Kinshasa au cours de sa réunion hebdomadaire le week-end dernier.
Elle est motivée par le climat malsain qui caractérise actuellement les milieux de la musique congolaise, entretenu par ces artistes notamment avec des actes de violences, les injures et une polémique stérile.
L’exécutif provincial de Kinshasa frappe également, a-t-on appris d’une autre source, l’émission des variétés dénommée « Station One » de Raga Tv ainsi que son animateur « Djo K » qui, dans l’une de ses dernières productions avait comme invité Wazekwa qui s’est montré très discourtois envers Hono Kapanga, son ancien guitariste et l’un des piliers de son groupe pourtant hospitalisé, après l’agression dont il a été victime de la part des inconnus munis d’armes blanches, alors qui revenait d’une séance de répétition avec son nouveau groupe.
Ces deux leaders des orchestres en conflit, suite à un (vrai- faux) problème de débauchage des musiciens, se livrent depuis quelques temps par médias interposés à une polémique sans merci. En effet, avec ce soliste hospitalisé aux Cliniques universitaires de Kinshasa (Cuk) près de 5 musiciens de Cultur’A Pays vie qui est en plein chantier pour la réalisation de son nouvel album « Que veut le peuple » ont quitté ce groupe pour le Quartier Latin.
Mesure courageuse
Wazekwa accuse son collègue de déstabiliser son groupe alors que Koffi Olomide qui nie ce fait rétorquant que ces musiciens viennent d’eux-mêmes, solliciter un emploi dans son groupe. La tension entre les deux stars de la musique congolaise a atteint son point culminant, il y a bientôt deux semaines avec l’agression de Hono Kapanga. Selon les commentaires des Kinois, Kafé Tshimanga, producteur d’un des albums de Wazekwa qui s’est brouillé depuis quelques temps avec son poulain serait la main cachée qui serait au cœur de ces déboires de S’Grave. Il aurait promis la misère à ce dernier et serait de connivence avec le Grand Mopao avec qui, il opère, sachant que les relations entre ces deux musiciens se sont détériorées (mais elles n’ont jamais été sincères même lorsque parfois ces deux artistes promettent ensemble de regarder dans la même direction).
Mais là n’est pas le problème surtout que l’on sait ainsi qu’on l’a toujours dit, les musiciens congolais qui ne sont pas liés par des contrats avec leurs patrons, sont libres de leur choix. (Une sagesse congolaise ne dit-t-elle pas que le poisson nage selon la direction de l’eau dans laquelle il baigne.)

A DigitalCongo.net on salue cette mesure courageuse du Gouvernement provincial de Kinshasa, car elle vise à assainir les milieux de la musique congolaise dont les méthodes de communication sont à déplorer surtout en ce qui concerne le contenu de leurs messages qui est souvent creux et orduriers. En tout cas, parfois il n’est pas bon de suivre la télévision le dimanche aux heures de détente où sont diffusés la plupart des émissions de variétés.
(C’est à ce niveau que devait d’ailleurs intervenir notre compatriote Odon Kakesa, un moraliste qui a promis de nous faire parvenir un texte sur les moeurs dans les milieux journalistiques congolais). Les musiciens et leurs porte-parole se servent des plateaux de télévision, des studios de radios et aussi des colonnes des journaux pour étaler leur bassesse aux mépris de bonnes mœurs, ignorant qu’ils font des ravages auprès de la société en général, de la jeunesse en particulier ignorant aussi qu’ils doivent constituer des modèles pour cette catégorie sociale.
Il était temps
Déjà en son temps, le Gouverneur de la ville de Kinshasa M. André Kimbuta avait levé le ton en lançant une mise en garde à l’endroit de ceux des musiciens, qui se comporteraient comme des « enfants mal éduqués ». Le pouvoir public qui a dans ses attributions la sauvegarde des mœurs, le maintien de l’ordre, de la sécurité des personnes et de leurs biens doit ainsi manifester sa toute puissance comme il le fait dans d’autres domaines de la vie nationale en prenant des sanctions qui frappent tous les citoyens sans distinction, lorsque ceux-ci sont en contravention avec la loi. Sinon, la Rdc deviendrait une jungle où n’importe qui pouvait faire ce qu’il veut. D’aucuns souhaitent même que comme André Kimbuta l’a promis à ND du Congo lors des obsèques de Madilu, qu’un musicien soit jeté en prison pour servir d’exemple aux récalcitrants qui sont loin d’abandonner des pratiques honteuses dans les médias.
B.Tsala/MMC
Last edited: 18/09/2007 17:19:54