Les experts des parties congolaise et sud-coréenne réunis pendant deux jours dans le cadre de la Commission économique de coopération bilatérale ont appelé l’implication des investisseurs de la Corée du Sud dans le financement des projets des cinq chantiers du Chef de l’Etat.

La réunion de la Commission économique de coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et la Corée du Sud s’est clôturée le 12 septembre dernier à Kinshasa, après deux jours des travaux.
Au cours de ces travaux, les experts de deux pays ont travaillé d’arrache-pied pour tenter d’explorer les voies et moyens d’assurer la promotion de la coopération entre leurs deux pays, singulièrement dans les domaines des mines.
Il ressort du rapport publié à l’issue de ces travaux que ceux-ci s’inscrivaient dans le cadre de la matérialisation du protocole d’accord de collaboration signé en mars 2005 à Séoul. Lors de la visite du chef de l’Etat Joseph Kabila en République du Corée, par le ministre sud-coréen du Commerce, industrie et énergie et le ministre congolais des Mines.
La délégation coréenne a manifesté sa volonté d’assister la République démocratique du Congo dans la réalisation des cinq chantiers du chef de l’Etat Joseph Kabila, notamment dans le domaine des infrastructures.
Ace sujet, la délégation coréenne a posé la question de savoir comment les potentialités minières de la RDC pourraient servir de garantie à la réalisation de ces projets.
Ainsi, dans les domaines des mines, elle a cherché à connaître les modalités de pouvoir disposer des gisements suffisamment documentés qui permettraient à récupérer en contrepartie les ressources de financement à consentir pour la réalisation des infrastructures.
A ce point, la partie congolaise a fourni des informations précises à travers les différents services de l’Etat dont l’Administration des mines, la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM), le Cadastre minier, etc.
Le Cadastre minier, qui a tenu une séance de clarification à l’intention de la délégation coréenne, a précisé que les gisements documentés appartiennent aux compagnies qui les ont découverts, qu’elles soient publiques ou privées.
La partie sud-coréenne a, en outre, exprimé sa volonté de pouvoir évoluer dans le domaine de l’exploitation du cuivre, du zinc et du manganèse.
Le Cadastre minier a informé ses interlocuteurs que près de 150 titres miniers sont déjà revenus dans le domaine de l’Etat, leurs titulaires ayant été déchus conformément à la loi et que 150 autres sont en cours d’être. Après évaluation de ces titres, certains pourront faire l’objet de gisements à soumettre à l’appel d’offres.
Dans son discours de clôture, le secrétaire général au Mines, Christophe Kanioni Matuku, a épinglé que, outre l’échange d’informations, la délégation congolaise a remis à la délégation sud-coréenne des projets dans le cadre de la réalisation des cinq chantiers du chef de l’Etat pour lesquels la République démocratique du Congo cherche des financements.
Enfin, soulignant les bons rapports existant entre la RDC et la Corée du Sud, le secrétaire général aux Mines s’est déclaré convaincu que ces projets retiendront l’attention des investisseurs sud-coréens et que dans un bref avenir, ils connaîtront leur matérialisation
(Milor)Florent N’Silu/Le Potentiel
Last edited: 15/09/2007 14:45:33