Les prochaines assemblées d’automne du FMI et de la Banque mondiale, prévues à Washington aux Etats-Unis du 20 au 22 octobre 2007, seront une occasion pour la Rdc de se voir confier la présidence du G24.

Après avoir été à l’honneur en 2005 en assumant la présidence du Conseil des gouverneurs du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale aux Assemblées d’automne de ces deux institutions de Bretton Woods, la République démocratique du Congo est en voie de rééditer le même exploit.
Pour l’édition 2008 de cette importante rencontre de la haute finance internationale, qui se tiendra du 20 au 22 octobre 2007 à Washington aux Etats-Unis, des sources concordantes renseignent que la RDC est bien partie pour assurer pendant un exercice la présidence du G24, groupe des pays en développement, créé en 1971 par le G77, pour coordonner les positions de ceux-ci devant la puissance du G10.
L’honneur reviendra donc probablement au gouverneur de la Banque centrale du Congo d’assumer cette lourde charge, après celle similaire assumée par André-Philippe Futa entre 2005 et 2006 – alors ministre des Finances – comme président du Conseil des gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale.
Voilà donc une belle occasion pour la RDC de convaincre et de mobiliser tous les moyens nécessaires pour convaincre la mission du Fonds monétaire international, annoncée à Kinshasa, sauf changement de dernière heure, autour du 20 septembre prochain. Avec la présidence du G24 qui pourrait lui être confiée en marge des assemblées d’automne du FMI et de la Banque mondiale, la RDC aura la lourde responsabilité de porter haut la voie de 24 pays en développement, parmi lesquels se retrouvent le Brésil et l’Afrique du Sud, deux poids des nations en développement.
Pour y parvenir, elle doit préalablement faire preuve de sa capacité de réussir ses réformes, qui peinent à se mettre en place depuis 2001. Car, comment se faire l’avocat des autres si on est incapable d’assainir sa propre maison ? C’est donc à ce dur exercice que devra se soumettre la délégation qui représentera la RDC aux prochaines assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods, deuxième du genre après celles dites de printemps, organisées en avril dernier.
Charges supplémentaires
Ce n’est donc pas la première fois que la RDC va se soumettre à cette lourde charge. Car, déjà en avril 2007, M. Mawakani Samba, conseiller du gouverneur de la Banque centrale du Congo, avait assumé le 13 avril 2007 à Washington, et ce, en marge des assemblées de printemps des IBW, la vice-présidence de la réunion des ministres Groupe intergouvernemental des vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement alors que Me Felisa Miceli, ministre argentin de l’Economie et de la production, en a assuré la présidence.
C’était donc le prélude de la fonction que la RDC devra occuper en octobre prochain avec les assemblées d’automne. C’est certes un grand honneur pour le pays en général, et pour la Banque centrale du Congo et son gouverneur, en particulier, mais c’est plutôt un supplément des charges qu’on impose au pays qui doit faire de sa capacité à être réellement le porte-parole du G24.
Il y a lieu de rappeler que le G24, officiellement appelé « Intergouvernmental group of twenty-four on International monetary affairs and development », n’est pas un organe du FMI, mais celui-ci fournit un secrétariat au G24. Les rendez-vous du G24 ont lieu généralement deux fois par an, préalablement aux réunions du FMI pour permettre aux pays en développement de préparer les points à l’agenda.
Bien que le G24 soit strictement limité à 24 pays membres, n’importe quel pays du G77 peut joindre les discussions. La Chine a été « invité spécial » depuis les réunions de 1981.
L’encadre reprend éventuellement la position exprimée par le G24 en avril 2007 pour les questions monétaires internationales et le développement.
(Yes)F.K./Le Potentiel
Last edited: 12/09/2007 16:52:47