Il est constaté la circulation des billets de banque impropre à la consommation. Cette situation récurrente n’est pas de nature à faciliter des transactions commerciales.

Consciente de cette faiblesse constatée dans la qualité de la circulation fiduciaire du Franc congolais, la Banque centrale du Congo (BCC) vient d’engager une double campagne de sensibilisation de la population pour la bonne conservation des billets de banque et de remplacement des Bic par des billets pimpants neufs. A propos de la campagne de remplacement des Bic, la BCC avait instruit l’Hôtel des monnaies de mettre à la disposition de l’économie des billets pimpants neufs.
Selon les informations disponibles auprès de la BCC, à la fin août 2007, l’Hôtel des monnaies disposait d’un stock de 145 800 000 billets. Ce stock est ventilé comme suit : 26 780 000 billets de 50 Fc, 42 260 000 billets de 100 FC, 40 millions de billets de 200 FC et 36 320 000 billets de 500 Fc.
En ce qui concerne les petites coupures de 10 et 2O Fc, l’Hôtel des monnaies a commencé leur production en juillet 2007. Fin août 2007, il y a eu 18 millions de Fc, l’Hôtel de monnaies va s’en charger en septembre. Le stock à produire sera de 25 millions de billets.
Sensibilisation de la population
Pour allonger la durée de vie des billets de banque, la BCC s’est engagée à mener une campagne de sensibilisation sur la manipulation et la conservation des billets de banque. Ainsi, il est conseillé à la population ce qu’il faut faire à ce sujet. Il est recommandé de conserver les billets de banque dans un porte-monnaie au lieu de poches des habits avant de les laver à l’eau; de vérifier la qualité des billets de banque que l’on reçoit. Au cas où vous recevez des billets racolés, vérifiez si les deux numéros sont identiques. Il faut classer les billets suivant leurs dénominations et verser son argent à la banque au lieu de le thésauriser.
Par ailleurs, il est conseillé de ne pas faire ce qui suit : froisser ou plier les billets de banque, mélanger les billets de banque avec des produits susceptibles de les tâcher ou les ronger, tels que l’huile, le savon, l’encre, le sel, la viande, le poisson frais, la braise, écrire sur le billet, couper le bord du billet ou marquer le billet d’un signe particulier, conserver sous terre des billets de banque même emballés.
Partant du principe que les pièces de monnaie ont l’avantage d’avoir une plus longue durée de vie, la BCC envisage de produire et d’émettre des pièces de monnaie. L’éventail à produire va comporter des pièces de monnaie de 25, 50, 100 et 250 Fc. Solon la BCC, la durée de vie moyenne d’une pièce est estimée à 20 ans alors que celle d’un billet de faible dénomination ne dépasse jamais les 18 mois.
Recours aux pièces de monnaie
En raison de la seule circulation des billets, la BCC investit beaucoup de ressources financières pour la fabrication et le remplacement régulier des billets de banque. Cet engagement a une incidence sur le déficit chronique du compte d’exploitation de la BCC. Ainsi, s’il arrive que la BCC puisse assurer sa mission de mettre à la disposition du public et des opérateurs économiques de la monnaie fiduciaire par le recours aux pièces de monnaie, l’avantage économique est évident.
A en croire la BCC, il est clairement avantageux de remplacer les billets de 20, 50, 100, 200 et 500 Fc par des pièces métalliques. « Ce remplacement pourrait être envisagé de manière progressive,tant pour des considérations techniques de mise en oeuvre que de précautions liées à l’acceptation par le public », souligne l’institut d’émission. De ce fait, dans un premier temps, la BCC va envisager l’émission des pièces de monnaie de 25, 50 et 100 FC. Les autres pièces pourraient être émises dans un deuxième temps. « La conception de l’ensemble devrait être menée en même temps pour assurer une cohérence et une harmonie globales ».
Toutefois, en ce moment l’Hôtel des monnaies ne dispose pas encore d’une unité de frappe de la monnaie. Des contacts ont été pris par la BCC dans le cadre de l’association des imprimeries africaines des billets de banque pour la réalisation de ce projet. Jusqu’à présent, seule l’imprimerie fiduciaire du Maroc, DAR ASSIKKAN, a proposé ses services à la BCC. Le cahier des charges du projet est en cours de finalisation.
Didier Munsala Buakasa/L’ Observteur
Last edited: 11/09/2007 17:11:21