Lors de la célébration de la 5ème journée africaine de la médecine traditionnelle, les tradipraticiens de Bukavu se sont engagés le week-end dernier à valoriser la médecine traditionnelle en RD Congo.
Les tradipraticiens de Bukavu se sont engagés à valoriser la médecine traditionnelle en RD Congo le week-end dernier à l’occasion de la célébration de la 5ème journée africaine de la médecine traditionnelle.
Selon le président du conseil provincial des phytothérapeutes, M. Mudagi Balolebwami Zola, cette journée était placée sous le thème : « La recherche et le développement de la médecine traditionnelle dans la région africaine de l’OMS ».
C’est pour la deuxième foi que cette journée est célébrée dans la province du Sud-Kivu à cause des guerres successives. Les tradi-therapeutes ont promis de respecter la déontologie médicale et de collaborer étroitement avec leurs collègues de la médecine moderne (classique).
Le représentant du ministre provincial de la Santé, M. Rodrigue Kiluka, a invité les tradipraticiens à éviter le charlatanisme car ce domaine fait partie des préoccupations du gouvernement provincial.
Il a lancé un appel aux biologistes, aux chimistes et aux biochimistes, afin qu’ils emboîtent le pas aux autres pour quitter les méthodes empiriques. Dans ce cadre, des messages relatifs aux thèmes du jour, le directeur de la SODIPHAR, le Pr. Byamungu Lufungulo a dit que cette société produit des médicaments essentiels à base des plantes.
La SODIPHAR a déjà plus de ving cinq ans de recherches sur huit cents (800) plantes médicinales. C’est un centre de recherche pour les universitaires, les chercheurs…
Le tradipraticien Romain Misagwe a planché sur la problématique du poison dit « Karuho ». Il a dit que ce poison date de longtemps. Mais le manque des réactifs de dépistage est la seule difficulté que rencontrent les chercheurs dans ce domaine.
Les herboristes ont pour leur part précisé que le traitement de « Karuho » va de un à deux mois. L’appui financier des hôpitaux qui prennent en charge les tradipraticiens ainsi que l’ouverture des écoles et universités où l’on formera des spécialistes de la médecine traditionnelle font partie des recommandations.
(Yes)Acp
Last edited: 11/09/2007 17:16:33