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Le centre de rattrapage scolaire de l’Ong Careo basé dans la commune de Maluku risque de ne pas susciter l’engouement des élèves, cette année scolaire 2007-2008, pour les enseignements gratuits dont il dispense. Le président national de Careo, Luc Muhima, fait savoir, dans le rapport d’activités de l’année scolaire 2006-2007 publié sur le site Web de la société civile, que le Centre de rattrapage scolaire de l’Ong Careo fonctionnant dans la commune de Maluku con­naît de sérieuses difficultés pour démarrer l’année scolaire 3007-2008.

Le rapport note que « la cantine scolaire risque de fonctionner difficilement et occasionner un désintéressement des enfants dont la majorité était motivée par la cantine, la scolarité gratuite des couches très vulnérables dans cette commune urbano-rurale de Kinshasa ». Cette situation constitue une des difficultés à laquelle ce centre va être confronté ce lundi 10 septembre, date retenue pour la rentrée scolaire. A côté du problème d’infrastructures scolaires qui sont mobiles car, en bâches, don de l’Unicef/section Education pour quelques fournitures scolaires aux enfants et enseignants. Ce qui fait que le centre fonctionne difficilement pendant la saison des pluies.

La source indique également que ce centre fonctionne actuellement en plein camp des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC après avoir été délogé par ces dernières de la parcelle où il a toujours fonctionné. Cette parcelle est actuellement habitée par un officier qui y a construit une maison de fortune ». Là même source signale, par ailleurs, qu’actuellement, le CRS scolarise plus de la moitié des enfants des FARDC.

Le rapport relève aussi le manque d’un centre des métiers pour permettre la réinsertion socio-professionnelle des enfants qui ne peuvent plus poursuivre leur scolarité vu leur âge avancé ou tout simplement par manque de moyens pour poursuivre leurs études. Et souligne, pourtant, le fait que la scolarité étant gratuite, il n’existe pas de prise en charge des enseignants, en dehors de quelques petites primes provenant de cotisations des membres effectifs et d’honneur auxquelles il faut ajouter celles de quelques familles de bonne volonté. Mais cela se fait de façon sporadique. Pour le président de Careo, cette situation doit interpeller les bonnes consciences afin d’agir vite. Et ce, dans le souci de sauver la scolarité de ces enfants vulnérables. Car, il faut que les Congo­lais s’unissent pour combattre la déscolarisation des enfants et surtout ceux en détresse pour des raisons multiples (conflits armées).

Le rapport fait remarquer que le CRS organise l’éducation non formelle avec des enseignements à trois niveaux pour le cycle primaire. Le premier niveau comprend les classes de 1ère et 2 années, le deuxième celles des 3ème et 4e années et le troisièmes les classes de 5e et 6 années. Le personnel est composé de sept personnes dont trois éducatrices. Pour l’année scolaire 2006-2007, 135 élèves étaient inscrits au début dont 74 files et 6l garçons. Trente-sept étaient des enfants en rupture familiale, cinquante-trois orphelins et quarante-cinq autres. Leur âge variant entre 8 et 15 ans. A la fin de l’année scolaire, il y a eu 91 réussites (40 filles et 51 garçons) sur 100 participants. Il y a eu neuf échecs (4 filles et 5 garçons) et 35 abandons (13 filles et 22 garçons).

Olivier Dioso/Le Potentiel

Last edited: 10/09/2007 19:43:48

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