Un Antonov 12 de la compagnie Galaxie Kavatsi parti vendredi de Kinshasa pour Goma via Kisangani s’est écrasé sur l’aéroport international de cette ville sans faire de rescapés parmi les 15 personnes qui avaient pris place à bord de cet appareil.

L’accident s’est produit dans l’avant-midi alors que l’avion a effectué une rotation régulière dans les aéroports du pays où ces appareils qui desservent les provinces quittent la capitale tôt le matin avant d’y revenir dans la soirée après s’être posés sur quelque 3 voire 5 villes.
Qu’à cela ne tienne, la sécurité dans le ciel congolais devient sujet à caution suite au nombre sans cesse croissant d’accidents connus notamment par le même type d’appareils. Les Antonov, dont un autre venait de tuer 16 personnes dans un autre crash à Kongolo dans le Katanga, sont les plus cités depuis les années 90 en République démocratique du Congo.
Au lendemain de l’accident de Kongolo, le ministre des Transports et Voies de communication, Remy Henri Kuseyo Katanga avait pris un train de mesures qui frappaient particulièrement les Antonov et les cargos qui ne devaient plus s’adonner au transport des personnes moins encore transporter celles-ci à côté des marchandises. Il semble que ces mesures ne sont pas scrupuleusement observées par les concernés qui continuent d’exposer la vie de nos compatriotes au danger. Le crash d’hier à Goma démontre à suffisance que cet appareil n’était pas destiné au transport des personnes par le constructeur, de par le nombre réduit des victimes dénombrées.
Sauf avis contraire, les 15 personnes qui ont péri dans ce crash constituaient le total des êtres humains à bord que l’on doit normalement classer en deux catégories. Les membres d’équipage d’un côté et de l’autre, les passagers qui sont naturellement plus nombreux que les premiers.
Ces derniers qui excèdent rarement huit, le reste, donc sept en l’occurrence, ne peut être en aucun cas la somme des passagers de l’appareil accidenté à Goma, si et seulement si cet avion était conçu pour le transport pour hommes. Tout compte fait, ces quelques passagers avaient pris place dans un avion cargo.
Loin d’accabler les morts, force est de reconnaître qu’un autre mal congolais réside dans le manque du suivi des décisions prises.
La plupart des autorités de ce pays se contentent d’édicter des arrêtés et prendre autres décisions sans se préoccuper de leur application sur le terrain. Ces accidents qui discréditent de plus en plus ce pays dans le concert des nations méritent d’être combattus énergiquement et par tous les moyens.
L’Avenir
Last edited: 08/09/2007 13:13:30