Les habitants du quartier Betty à Kipushi, cité minière située à 30 km de Lubumbashi dans le Katanga, s’opposaient au remplacement d’un transformateur de la Snel qui alimente leur coin, plusieurs centaines de jeunes gens leur ont lancé des pierres.
Trois policiers et quelques manifestants grièvement blessés. Tel est le bilan d’un affrontement qui a opposé, le mercredi 4 septembre 2007, les habitants du quartier Betty a Kipushi, cité minière située à 30 km de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga.
Les habitants de ce quartier s’opposaient au remplacement d’un transformateur de la Snel (Société nationale d’électricité), qui alimente leur coin, rapporte radiookapi.net
Le quartier Betty était depuis plus d’une semaine dans le noir. Au moment où les agents de la Société nationale d’électricité sont venus pour remplacer le transformateur tombé en panne, plusieurs centaines de jeunes gens leur ont lancé des pierres. La police est intervenue et a procédé à quelques arrestations. Le commissaire de district qualifie les manifestants d’inciviques. Malgré les revendications des manifestants, le transformateur a été remplacé. Le calme n’est revenu que mardi dans l’après-midi.
Le 15 mai 2006, une situation de même genre avait eu lieu également à Kipushi. On note que la réaction des habitants du quartier Betty n’a rien d’anormal dans la mesure où elle reflète à la fois la colère et la peur. La colère parce que les habitants ont cru que le remplacement du transformateur est synonyme de l’obscurité prolongée, alors qu’ils venaient de passer toute une semaine sans électricité. La peur de vivre dans le désespoir sans connaître la date où un nouveau transformateur allait être opérationnel a fini par s’exprimer en termes de violence.
Le manque d’information entre la Snel et ses abonnés est souvent la source de beaucoup de malentendus. Tout laisse voir dans le cas présent que les habitants et l’équipe de travail de la Snel n’ont pas parlé le même langage. Les habitants ignoraient que le remplacement du transformateur était dans leur intérêt.
C’est ce qui arrive un peu partout dans le pays, étant donné que par leur expérience, les abonnés de la Snel savent que nombreux transformateurs démontés soi-disant pour être réparés ne sont jamais retournés.
Il y a lieu d’interpeller aussi bien les abonnés de la Snel que les responsables de cette entreprise publique, afin qu’il y ait un dialogue permanent entre les deux parties. Par le dialogue, on crée un climat d’entente et de compréhension mutuelle, ce qui facilite les rapports souhaités par tous.
S.E./Le Potentiel
Last edited: 07/09/2007 15:13:14