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La plupart de ces contrats miniers ont porté sur des actifs importants relevant de la richesse nationale du pays sans appel d’offres et sans volontés de revaloriser les actifs miniers et industriels. Le forum de la société civile, cordonné par le Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS) en partenariat avec Open society ini­tiative for South Africa (OSISA), a organisé samedi le septembre 2007 en la salle père Boka, un ate­lier sur « l’évaluation des contrats miniers » en vue de faire une éva­luation partielle de travaux de la commission gouvernementale chargée de la révisitation des con­trats miniers.

A cet effet, le directeur du CEPAS, Fernand Muhigirwa, a fait la synthèse du rapport des ex­perts. Il a signalé que ces contrats ont été signés durant la période de 1996 à 2006 dans un contexte politique difficile caractérisé par le dysfonctionnement de l’Etat.

Eu regard au débat suscité dans l’opi­nion publique nationale et interna­tionale sur ces contrats, quelques organisations membres du forum de la société civile ont fait exami­ner douze contrats dont six signés par la Gécamines.

La plupart de ces contrats ont porte sur des actifs importants relevant de la richesse nationale du pays sans appel d’offres et sans volonté de valoriser les actifs mi­niers et industriels. La commu­nauté financière internationale pri­vée et multilatérale a garanti le fi­nancement de ces partenariats et donc les soutient. Il y a une grande disproportion entre les capitaux propres investis par le partenaire dans les projets et les dividendes exigés étant donnés que les projets sont financés presque en tota­lité par des emprunts.

Pour ce faire, il est recom­mandé que les joint-ventures dont les travaux n’ont pas encore com­mencé soient annulées. Et, pour ce qui est des joint-ventures qui doi­vent au préalable réaliser une ac­tivité de recherche, la négociation pour passer à l’exploitation doit se baser sur des études de faisabi­lité. Il est aussi suggéré que les joint-ventures dont les opérations ont commencé soient révisées en se basant sur la valeur des gise­ments, et tiennent compte des rapports réels de chaque partie en nu­méraire ou en nature dans la par­ticipation au capital des nouvelles sociétés.

Présentant le rapport d’éva­luation des contrats miniers dans le Katanga «GTT cuivre», Jean Pierre Muteba de la Nouvelle dy­namique sociale (NDS), a relevé la question épineuse de la néces­site et de l’urgence d’une réflexion juridico-éthique débouchant forcément sur une rectification des con­trats miniers allant dans le sens d’un retour aux contrats miniers initiaux.
Le représentant de l’asso­ciation des exploitants miniers ar­tisanaux pour la pacification et la reconstruction de  l’Ituri, Louis Bedidjo, a indiqué que pour les con­trats miniers signés à Kilo-Moto, on constate que plusieurs multina­tionales ont vendu leurs actions avant d’entreprendre le dévelop­pement du milieu local dans le domaine social et qu’il n’en reste que trois.

Ainsi AEMPRI a formulé plusieurs recommandations au gou­vernement, aux multinationales et à Kilo-Moto. Le rapport d’en­quête Mungwalu présenté par la secrétaire de la commission jus­tice et paix de la Conférence épis­copale nationale du Congo (CENCO), Soeur Marie Bernard Alima affirme que pour les gran­des industries minières et l’aggra­vation des conflits en RDC, préci­sément à Mungwalu, la commis­sion justice et paix de la CENECO a constaté, à la suite d’autres or­ganisations nationales et interna­tionales, qu’il existait un lien étroit entre les guerres que connait sur­tout 1’Est de la RDC et l’accès à ses ressources minières pour l’en­richissement des chefs militaires l’approvisionnement en armes et la suite des conflits.

Selon la soeur Marie-Ber­nard Alirna, en ce moment impor­tant de la décentralisation, une or­ganisation et un accompagnement des communautés de base sont nécessaires en vue de la partici­pation citoyenne à la gestion de la chose publique.

Le Potentiel

Last edited: 07/09/2007 14:48:53

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