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La débâcle dans les rangs des éléments dissidents de Nkundabatware sert d’occasion de déploiement des réactions de la communauté internationale simulant une fermeté vis-à-vis de ces dissidents pour recommencer à exiger une solution de négociation de la paix ! Les combats qui font rage dans la partie Est de la Rdc entre les Fardc et les insurgés fidèles à l’ex-général Laurent Nkunda, préoccupent    la Communauté internationale. Au point que le Secrétaire général de l’Onu a rompu son silence et tape du poing sur la table.

Comment pourrait-il en être autrement dans un pays à peine sorti d’une longue crise et qui a besoin de la paix pour se remettre à l’orbite du développement. En effet, dans une dépêche de Xinhua datée du 04 septembre dernier et parvenue à notre rédaction, Ban Ki-moon s’est déclaré profondément préoccupé par les échanges de tirs qui ont présentement lieu au Nord-Kivu, dans la partie Est de la Rdc.

Dans un message transmis par Michèle Mortas,  sa porte-parole, le Secrétaire général de l’Onu a appelé le gouvernement de la Rdc et toutes les parties prenantes locales, à persévérer dans leurs efforts visant à trouver une solution pacifique. Il s’est dit également préoccupé par l’impact des combats sur les populations locales. Pour ce faire, il appelle lesdites parties à assurer la protection des personnes vulnérables.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), des villages ont été attaqués, pillés et des villageois ont été assassinés, causant la fuite des milliers de personnes à la recherche des zones de paix et de sécurité. A savoir que les attaques ont été attribuées à plusieurs groupes rebelles tels que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr), la milice Maï-Maï, sans oublier les insurgés fidèles à l’ex-général Laurent Nkunda. Ban Ki-moon va plus loin jusqu’à appeler à se concerter, toutes les parties prenantes de la région sur le règlement des causes sous-jacentes de la crise par le biais du dialogue.

Dans ce cadre, le S.G Ban Ki-moon a accueilli avec satisfaction, le résultat positif de la réunion qui s’est tenue lundi à Kinshasa entre le ministre des Affaires étrangères de la Rdc et du Rwanda. Il espère que les deux gouvernements assureront rapidement le suivi de ce qu’ils ont convenu, dans une coopération étroite pour la finalisation des questions trans-frontières.

Situation humanitaire préoccupante

Les affrontements Nkundistes-Fardc ne font pas que des victimes, mais crée aussi des problèmes sérieux d’ordre humanitaire. A cet effet, il nous revient que les derniers combats autour de Sake ont fait entre 4 et 5.000 nouveaux déplacés. Dans le même temps, il faut craindre qu’avec la tendance à la  généralisation de cette situation, ces problèmes augmentent encore d’intensité. Avec toutes les conséquences que l’on sait. Dans ce même ordre d’idées, on parle des combats, depuis mardi dernier, à Rutshuru, à une quinzaine de kilomètres à l’Ouest de Rumangabo (à environ 30 km au Nord de Goma). Cette fois-ci, il s’agit des hommes de Sultani Makenga, un officier tutsi fidèle à Nkunda. Selon le colonel Kahimbi, les hommes venus de Runyoni (à la frontière rwandaise) tentent aussi d’attaquer les positions des Fardc

John Holmes se rendra au Kivu

John Holmes, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence de l’Onu, se rendra très prochainement au Kivu. Question de palper du doigt les réalités des problèmes causés par ces affrontements et en faire rapport à son titulaire. Au cours de leur échange avec le ministre d’Etat congolais en charge des Affaires étrangères, cette situation a été longuement abordée.

Situation humanitaire préoccupante

Les affrontements nkundistes-Fardc ne font pas que des victimes, mais crée aussi des problèmes sérieux d'ordre humanitaire. A cet effet, il nous revient que les derniers combats autour de sake ont fait entre 4.000 et 5.000 nouveaux déplacés. Dans le même temps, il faut craindre qu'avec la tendance à la généralisation de cette situation, ces problèmes augmentent encore d'intensité. Avec toutes les conséquences que l'on sait. Dans ce même ordre d'idées, on parle de combats, depuis mardi dernier, à Rutshuru, à une quinzaine de kilomètres à l'Ouest de Rumangabo (à environ 30 km au nord de Goma). Cette fois-ci, il s'agit des hommes de Sultani Makenga, un officier tutsi fidèle à Nkunda. Selon le colonel Kahombi, les hommes venus de Runyoni (à la frontière rwandaise) tentent d'attaquer les positions des Fardc.

La Monuc prête à s’engager dans le mécanisme de vérification

La Mission de Nations Unies au Congo (Monuc) s’est déclarée prête à répondre à l’appel lancé par la RDC et le Rwanda pour l’intensification des opérations de surveillance des frontières avec les forces armées de deux pays. Selon Michel Bonnardeaux, porte-parole intérimaire, qui s’exprimait hier au point de presse, la Mission est disposée à reprendre les activités du mécanisme de vérification conjoint entre les deux pays. Elle avait interrompu ces opérations au cours des années antérieures, à la suite d’un manque d’intérêt des autorités de deux pays. Comme les parties ont remis cette question sur la table, après le passage du ministre rwandais des Affaires étrangères Murigande à Kinshasa, la Monuc attend que les deux parties renouent avec les réunions pour s’engager dans ces opérations. « Nous attendons l’annonce de la date de la prochaine réunion », a lancé Bonnardeaux.

Parlant du communiqué de presse conjoint des ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda, le porte-parole intérimaire a encouragé les deux parties à mettre en oeuvre les accords conclus le plus rapidement possible. Il pense que les récents accords viennent de tirer au clair la position de deux pays sur la situation qui prévaut à l’Est de la RDC. Désormais, la question des Interhamwe ou Fdlr est une question d’Etats. Aucun individu ne peut prétendre se substituer aux Etats sous prétexte de traquer les Fdlr. De même, le rapatriement des ex-Far ou Interhamwe vers le Rwanda doit se faire sur base du volontariat.

Javier Solana pour l’application urgente du communiqué conjoint

La dégradation de la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, notamment dans la province du Nord-Kivu fait planer le spectre d’une nouvelle guerre dans cette région fragilisée par de nombreux conflits armés.

Cette situation inquiète bien d’observateurs avertis dont le Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESO), Javier Solana.

Ce dernier se dit très préoccupé par la poursuite des combats au Nord Kivu, et appelle tous les responsables à retrouver la voie des négociations et du dialogue pour résoudre les problèmes actuels.

Dans ce contexte, Javier Solana se félicite des récentes rencontres bilatérales RDC-Rwanda qui se sont tenues à Kinshasa du 2 au 4 septembre à l’initiative du ministre des Affaires Etrangères congolais Mbusa Nyamwisi. Celles-ci, souligne-t-il, constituent un pas important dans la direction du rétablissement de relations normales et complètes entre les deux voisins.

Notons que ces rencontres bilatérales ont abouti à la signature d’un accord et d’un communiqué conjoint instituant entre autres, un mécanisme de concertation, de suivi et d’évaluation régulière de leurs engagements mutuels impliquant les ministres des Affaires étrangères, de la Défense, les chefs des armées ainsi que les responsables des services de renseignement.

Le Haut Représentant de l’Union Européenne appelle les deux pays à l’application prompte, efficace et sincère de cet accord en vue du rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC.


Le Palmarès/Le Phare

Last edited: 06/09/2007 16:52:23

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