L’Ouganda affirmerait son droit de jouissance sur ces gisements et soutiendrait que la nappe pétrolifère s’étendrait sur les deux rives, c’est-à-dire jusqu’aux rivages ougandais du lac Albert.
Les riches gisements pétrolifères découverts sous le lac Albert ont leur nappe étendue entièrement dans la rive congolaise, renseignent les Organisations non gouvernementales du territoire de l’Ituri en province Orientale.
La convoitise que suscitent ces gisements proches de l’Ouganda qui, indique-t-on, s’apprêterait à commencer l’extraction via des multinationales, peut à terme être l’élément déclencheur des mécontentements (un euphémisme) entre les deux pays, la Rd - Congo et l’Ouganda.
Présentement, rien d’officiel n’est encore dit sur un éventuel sommet bipartite de ces deux pays autour de cette question. Mais, des sources des Ong de l’Ituri, il est de plus en plus fait état de la volonté du pouvoir ougandais de discuter de ce pétrole avec les autorités congolaises.
Selon les mêmes sources, l’Ouganda affirmerait son droit de jouissance sur ces gisements et soutiendrait que la nappe pétrolifère s’étendrait sur les deux rives, c’est-à-dire jusqu’aux rivages ougandais du lac Albert. Ce que démentent lés études et les données satellitaires sur la situation physique de cette nappe qui se situerait dans les limites des eaux territoriales congolaises pour au moins 90 % et se répandrait jusqu’à la limite du no man’s land aquatique.
Tribune offerte à l’Ouganda
Etant donné la difficulté du marquage de cette nappe et de la convoitise évidente de l’Ouganda, la voie du sommet sur cette question, reste ouverte aux fins de trouver une solution négociée à ce qui apparaît comme un différend en gestation.
Outre les préparatifs plausibles de ce sommet bipartite, l’autre question à régler est relative à l’attitude des multinationales qui ont remarqué leur désir à investir en moyens matériels et en ressources financières pour l’exploration et l’exploitation du pétrole congolais du lac Albert. Avant la tenue des élections, certaines d’entre elles qui voulaient obtenir l’avis du parlement congolais de la présente législature, semblent plus traiter directement avec l’Ouganda, s’inquiètent les Ong ituriennes.
A leur avis, l’exploitation du côté ougandais aurait déjà commencé grâce à l’expertise de ces multinationales.
Et que ce sommet (pour lequel elles ne peuvent donner une seule idée sur les points de discussion) serait une occasion d’offrir une tribune au pouvoir ougandais pour émettre ses prétentions sur ce pétrole. Ces appréhensions ne semblent être partagées par tout le monde.
Au demeurant, soutiennent d’autres sources, si il est établi après une contre-expertise géologique que cette nappe touche suffisamment le territoire ougandais, il s’agirait, auquel cas, de soutenir, grâce aux ressources de ce pétrole, des projets intégrateurs entre les deux pays et la sous-région des grands lacs.
Hermann Ambalu/Uhuru
Last edited: 05/09/2007 16:38:12