Les employés des magasins tenus par les Indopakistanais ne désarment pas. Ils sont plus que déterminés à faire valoir leurs droits, le 29 et 30 août, ils ont observés un arrêt de travail et sont descendus dans la rue pour dénoncer le comportement incivique de leurs employeurs.
De manifestation en manifestation, les employés des magasins tenus par les Indo-Pakistanais ne désarment pas. Ils sont plus que déterminés à faire valoir leurs droits. Hier mercredi 29 août, ils ont observé un arrêt de travail et sont descendus dans la rue pour dénoncer le comportement incivique de leurs employeurs. Le secrétaire général du Travail a dépêché des inspecteurs pour superviser l’organisation des élections syndicales.
Au bâtiment administratif du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, les employés des magasins dépôts et autres shops tenus par les Indo-Pakistanais, accusent leurs employeurs d’empêcher l’organisation des élections syndicales. Pour atteindre leur but, les employeurs auraient acheté la conscience de certains de leurs travailleurs en leur offrant des appareils ménagers et autres biens. Pis, les employeurs se disent rassurés et radicalisent leur position jusqu’à lancer le défi à leurs employés de saisir n’importe quelle juridiction.
« Les responsables des magasins parlent avec une arrogance notoire. Ils nous disent de porter plainte et qu’ils ne seront pas inquiétés. Ils radicalisent leur position et ne veulent pas entendre parler d’élections syndicales. Voilà pourquoi nous avons voulu faire entendre une fois de plus notre voix », a confié Jeannot, vendeur d’un magasin.
A travers cette marche, qui n’avait, certes, pas drainé assez de monde, les travailleurs des magasins tenus par les IndoPakistanais semblent avoir eu gain de cause. Car, le ministère a trouvé une solution à cette revendication.
Selon M. Jeancy Mayele, du pool de la communication au ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, le secrétaire général a dépêché des inspecteurs du travail pour l’organisation des élections syndicales. Le gouverneur de la ville de Kinshasa a été informé de cette opération qui devait se tenir hier mercredi 29 août. Pour de nombreux vendeurs contactés, l’organisation de ces élections constitue une solution à leur revendication. « Au stade actuel, il nous est difficile de revendiquer par exemple l’augmentation des salaires. Comme l’union fait la force, nos employeurs ne veulent pas nous offrir cette opportunité de nous regrouper au sein d’un syndicat. Tant que nous serons toujours victimes de leur exploitation. C’est pourquoi, nous voulons un syndicat fort à même de porter haut nos revendications », a souligné un caissier rencontré sur avenue Luambo Makiadi.
Les travailleurs se disent déterminés d’amener leurs employeurs à se soumettre à leur revendication aussi longtemps qu’elle est garantie par le Code du travail. Toutefois, les observateurs ne cessent de s’interroger sur l’arrogance et la mauvaise foi avérée de ces opérateurs économiques qui foulent au pied la loi.
David Tshiala/Le Potentiel
Last edited: 31/08/2007 16:49:39