Pour le Dr Jean Bruno Kolela, les maladies d’origine hydrique sont des maladies de l’eau sale causées par une eau qui a été contaminée par les déchets humains, animaux ou chimiques.
Selon le Dr. Jean Bruno Kolela, médecin au « Centre de santé partage vie » à Matete/Debonhomme, la plus grande conséquence à craindre suite au manque prolongé d’eau, est sans doute la déshydratation. Car, si on n’intervient pas rapidement par voie de réhydratation, la personne entrée en choc hypovolémique tend sûrement vers la mort. Mais du point de vue alimentation, si les gens ne sont pas suffisamment prévenus, l’eau non potable recueillie dans des puits et consommée sans être traitée, peut créer des risques gastro-entériques. Par ailleurs, les légumes globalement consommés dans la capitale, lorsqu’ils ne sont pas suffisamment nettoyés, peuvent causer une toxi-infection alimentaire. Bref, avec la promiscuité que nous vivons à Kinshasa, il faut plus craindre toutes les maladies dites des mains sales ( dysenterie, amibiase, etc.).
Parlant des besoins des institutions hospitalières, le médecin souligne que l’eau est d’une extrême importance, tant pour les soins médicaux, sur tout lors des interventions chirurgicales, l’entretien des installations sanitaires, que pour la restauration des malades et pour la lessive des tenues du personnel soignant et des patients.
Prévenir les maladies d’origine hydrique
Pour le Dr. Jean-Bruno Kolela, les maladies d’origine hydrique sont des maladies « de l’eau sale » causées par une eau qui a été contaminée par des déchets humains, animaux ou chimiques. Dans le monde entier, a-t-il poursuivi, le manque de stations d’épuration des eaux usées et d’eau salubre destinée à la boisson, à la cuisson des aliments et à l’hygiène, est responsable de plus de 12 millions de morts par an.
Elles englobent le choléra, la typhoïde, le shigella, a polio, la méningite et l’hépatite A et B. Les êtres humains et les animaux peuvent être les hôtes des bactéries, des virus et des protozoaires qui pausent ces maladies.
Dr. Jean-Bnuno Kolela reste persuadé que les maladies diarrhéiques, qui sont les principales maladies d’origine hydrique, sont prévalentes dans de nombreux pays où l’épuration des eaux usées est insuffisante.
L’amélioration de l’hygiène publique et l’approvisionnement en eau salubre, à son avis, sont les deux mesures nécessaires pour prévenir la plupart des maladies d’origine hydrique et les morts qui en résultent. À tout le moins, les solides doivent être retirés des eaux usées de telle façon que celles-ci soient moins contaminées. Ultime recommandation du médecin, il est important d’aménager en même temps un approvisionnement en eau salubre et de construire des installations d’hygiène appropriées.
L’approvisionnement en eau salubre et la fourniture d’installations d’assainissements réduisent considérablement la mortalité enfantine devait-il conclure.
Tshieke Bukasa/Le Phare
Last edited: 31/08/2007 16:40:22