Le port de Matadi ne remplit pas sa mission lui confiée par l’Etat, parce qu’il est assujetti actuellement à plusieurs pesanteurs de la part des différents services apparents et non apparents intervenant dans la chaîne de dédouanement des marchandises.
Le mauvais fonctionnement du guichet unique du port de Matadi serait l’œuvre d’une mafia organisée des différents services impliqués dans le processus de dédouanement des marchandises dans ce port, affirme une opinion à travers la ville portuaire. Selon le guichet unique du port de Matadi, tel qu’il a été conçu, ne remplit pas sa mission lui confiée par l’Etat, parce qu’il est assujetti actuellement à plusieurs pesanteurs de la part des différents services apparents et non apparents intervenant dans la chaîne de dédouanement des marchandises.
Pour les usagers de ce port, le guichet unique devrait intégrer les procédures des différents intervenants en un lieu unique, en vue de faciliter et d’alléger le circuit de dédouanement des marchandises jugé très long d’une part et de l’autre, permettre à la maximisation des recettes au Trésor public. A ce jour, soutient l’opinion, la facilitation tant attendue n’est pas encore à l’ordre du jour parce que pour dédouaner au port de Matadi un conteneur quelconque il faudrait deux semaines, au lieu de trois jours, et pour dédouaner une voiture la procédure administrative exige 7 jours à la place de deux.
La non application du décret présidentiel instituant le guichet unique et des manuels de procédures ainsi que du manque de collaboration entre les différents services appelés à collaborer dans les processus de dédouanement des marchandises serait la conséquence du désordre vécu au guichet unique, soutiennent des observateurs avertis dans la ville portuaire. Dans le cadre de la procédure notamment, l’opinion révèle que le manque de collaboration se traduirait au niveau de l’OCC par la facturation complémentaire en sus de sa facture intégrée au guichet unique.
Et, en ce qui concerne l’OFIDA, la création d’une cellule de « valeur » pour la marchandise n’ayant pas été contrôlée avant l’embarquement, ajoute un délai supplémentaire au processus parce que de l’OFIDA devrait attendre de la direction de valeur installée à Kinshasa, les instructions y afférentes. Tandis que pour l’ONATRA, le manque d’engins de levage ainsi que certaines pratiques instaurées au parc du TCM (terminal conteneur de Matadi) où les agents monnayent le service constituerait une entrave à la procédure.
Quant au volet de la maximisation des recettes, l’opinion soutient qu’elle ne pouvait être conséquente à cause notamment de la persistance des pratiques anarchiques consécutives aux mentalités rétrogrades développées par des agents, favorisant la minoration systématique des recettes du Trésor public.
Pour l’opinion locale, à ce moment où l’Etat a besoin des recettes pour répondre aux revendications sociales et à la matérialisation des projets sociaux, les autorités doivent s’impliquer de manière beaucoup plus active pour permettre au guichet unique du port de Matadi de fonctionner normalement, en vue d’étendre cette expérience à travers toutes les frontières du territoire national.
Acp
Last edited: 30/08/2007 14:16:28