Le deuxième axe, relatif à la pensée de Senghor, exprime de manière plus explicite un Senghor réconcilié avec ses lecteurs les plus difficiles. Le penseur s’est intéressé à tous les problèmes liés à l’histoire ancienne et moderne de l’homme noir.

Pour le premier anniversaire de son retour au pays natal, la revue « Ethiopiques » rend hommage à L. S. Senghor, son fondateur. De nombreux auteurs, ont contribué à la réalisation de ce numéro. Le nombre important de contributions à la réalisation du numéro spécial de la revue « Ethiopiques » a imposé des contraintes d’espace. Ces textes seront publiés dans la livraison des éditions prochaines qui prolongeront cet hommage. Ce qui est important dans cet ouvrage, c’est la qualité des articles qui sont répartis en quatre axes. Le premier axe revisite l’œuvre de L.S. Senghor. Certes, Senghor reste un des auteurs les plus commentés de la littérature africaine. Mais l’originalité des textes réunis dans l’édition spéciale, réside dans leur tonalité nouvelle, libérée de la dimension polémique suscitée par l’homme politique. L’écrivain poète est ainsi restitué à l’éternité du Monde des Lettres.
Le deuxième axe, relatif à la pensée de Senghor, exprime de manière plus explicite un Senghor réconcilié avec ses lecteurs les plus difficiles. Le penseur s’est intéressé à tous les problèmes liés à l’histoire ancienne et moderne de l’homme noir.
C’est aussi un des théoriciens les plus importants de la littérature africaine dont la vision parcourt le siècle fondant même les inventions d’un Ahmadou Kourouma ou d’un Sony Labou Tansi dans leur rapport à l’écriture.
Dans le troisième axe, des auteurs d’horizons divers témoignent de leur vécu individuel avec l’homme, l’écrivain, le penseur et le politique.
L’article sur l’art africain, qui clôt ce numéro, s’attache à la facette d’un Senghor critique d’art des ses débuts dans l’écriture, et fait le bilan de l’œuvre du mécène et du bâtisseur, qui a doté le Sénégal d’institutions culturelles des plus modernes. Senghor restera celui qui rêvait « d’enlacer la terre d’une ceinture de mains fraternelles », notre devise et notre rêve à tous.
Jeannot Ne Nzau/Le Potentiel
Last edited: 29/08/2007 17:04:13