Ladite mission va procéder à l’évaluation conjointe et finaliser les discussions sur le cadre macro-économique en vue d’avoir la configuration du budget 2008 et entamer les discussions pour un programme formel à moyen terme.
C’est désormais connu, la mission du département Afrique du Fonds monétaire international arrive à Kinshasa vers la mi-septembre. Des analystes pensent que c’est une mission de dernière chance pour la RDC. Car, avec l’arrivée des experts du Fmi, le gouvernement pense finaliser les discussions autour de la mise en oeuvre d’un certain nombre de réformes structurelles et conclure enfin les négociations en vue de la signature d’un nouveau programme triennal soutenu par le Fmi au titre de la Facilité de la réduction pour la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
Le Fonds monétaire international a donc fini par accepter la demande faite par le gouvernement congolais de post-poser la mission de revue du programme en cours avec le Fmi après son Conseil d’administration qui se tient à Washington le 5 septembre. Ainsi, la mission du département Afrique du Fmi arrive à Kinshasa à la mi-septembre, avec agenda principal procéder à l’évaluation conjointe, finaliser les discussions sur le cadre macro-économique en vue d’avoir la configuration du budget 2008 et entamer les discussions pour un programme formel à moyen terme.
C’est donc autour de ces différentes questions que le Comité interministériel de suivi des programmes avec les institutions de Bretton Woods (CISPI), que préside le ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu, multiplie les réunions pour préparer les éléments de défense à présenter prochainement aux experts du FMI.
Matenda Kyelu a eu des mots justes pour justifier les raisons de se concentrer sur la prochaine mission du FMI. Car, a-t-il dit, la continuité du processus entame avec le FMI «dépend des performances a réaliser dans le cadre du programme suivi par les services du FMI ».
Comme l’a fait savoir le ministre des Finances, dans une semaine, le gouvernement atteindra la date limite qu’il s’est fixée pour accomplir entièrement les repères structurels, qui sont des indicateurs d’appréciation de la volonté du gouvernement d’appliquer son programme de réformes.
Rattraper le retard
De l’avis du ministre des Finances, il y a nécessité pour le gouvernement de « rattraper le retard d‘autant que l‘échéance ultime pour 1‘ensemble de repères était le mois de juin 2007 ». II a fait remarquer que des « décisions unanimes » doivent être prises aussi bien au sein du gouvernement, y compris à travers le CISPI, que entre le gouvernement et la Parlement.
Si la RDC a toujours eu du mal à respecter ses engagements envers ses partenaires, c’est en raison notamment des divergences internes entre différents acteurs du programme. A ce propos, le ministre des Finances a appelé les uns et les autres à dépasser les vieilles querelles en mettant en avant le seul intérêt du pays. « Nos divergences internes entre institutions ne doivent pas justifier le non respect des engagements pris par la République démocratique du Congo vis-à-vis de ses partenaires », a indiqué l’argentier national.
Mais, il ne faut pas oublier que la RDC demeure entre-temps un pays post conflit. Elle est admise à l’initiative d’annulation de la dette en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Le CISPI ne s’est pas dérobé de cette réalité. Bien au contraire, le ministre des Finances a relevé que le rapport à présenter au Conseil d’administration du FMI devra comprendre également un commentaire sur la situation sécuritaire du pays, particulièrement de l’Est.
A cela devrait s’ajouter l’état des lieux des questions urgentes de gouvernance comme la transparence dans la gestion des ressources naturelles (les mines et la forêt essentiellement); les aspects financiers de la décentralisation; les détails sur le Fonds d’entretien routier, le Fonds de reconstruction nationale, le fonctionnement de la chaîne de la dépense et de la chaîne des recettes.
Le Potentiel
Last edited: 27/08/2007 18:47:43