Cet ouvrage a le mérite, de retracer le problème de cohabitation des Luluwa non seulement avec les Luba-Lubilanji mais aussi avec les « Lubaisés » tels que les Songye, les Funtu, les Tetela et les Bumbadi.
Le Pr. Samwel Tshijuke wa Kabongo de l’Institut supérieur pédagogique(Isp) de Kananga vient de publier un ouvrage aux éditions de cet établissement d’enseignement supérieur sous le titre : « Histoire politique des Luba-Luluwa et Lubaisés du Kasaï, des origines à 1968 ». Le premier tome de ce livre traite de l’histoire politique des Luba-Luluwa communément appelé Bena Lulu et jadis Bashilonge dans leurs rapports avec les autres peuples du Kasaï, note-t-on.
Le professeur Tshijuke a distingué à travers cette publication trois grands moments historiques de l’histoire politique de ces peuples. Le premier est celui de la période pré-coloniale (1400-1885) caractérisée par une histoire des clans voire des villages autonomes.
Le deuxième moment correspond à la période coloniale et comprend deux parties notamment la première allant de 1885 à 1950 dominée par une résistance à l’occupation coloniale belge, et la deuxième couvrant la période de 1951 à 1960 consacrée à la lutte des Luluwa en faveur de l’assimilation des bienfaits de la civilisation occidentale. Le troisième moment de cette histoire politique concerne la période post-coloniale (1960 à 1966) où durant celle-ci, les Lulu ont su garder l’hégémonie politique sur leurs propres terres. Interrogé sur le bien-fondé de son ouvrage, le Pr Tshijuke indique que ces recherches personnelles portent à la connaissance de la progéniture l’histoire politique des peuples précités.
Il s’évertue à démontrer les origines et les causes du déclenchement des conflits entre les Luba, Lua-Lubilanji et les Luluwa tout en évoquant les solutions apportées à cette crise par la convention du lac Mukamba et celle de Bruxelles.
Cet ouvrage a le mérite, selon son auteur, de retracer le problème de cohabitation des Luluwa non seulement avec les Luba-Lubilanji mais aussi avec les Lubaisés tels que les Songye, les Funtu, les Tetela et les Bumbadi.
Il émet par ailleurs le vœu de voir avec la décentralisation préconisée par l’actuelle Constitution de la République Démocratique du Congo chaque peuple, partout où il se trouve sur le territoire congolais, être chez lui sans inquiétude.
ACP
Last edited: 27/08/2007 18:19:12