La sauvegarde de la politique de bon voisinage va commander au prochain sommet Joseph Kabila – Yoweri Museveni le traitement au mieux de la crise entre la Rdc et l’Ouganda autour de l’exploitation pétrolière de leur zone frontière du Lac Albert.

M. Mutesa, ministre ougandais des Affaires étrangères a séjourné à Kinshasa, début août. Visite de réciprocité du ministre congolais des Affaires étrangères à Kampala, Antipas Mbusa Nyamwisi le week-end dernier. Rencontre Kabila-Museveni fixée au 7 septembre à Arusha. Les choses s’accélèrent entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. L’heure est au réchauffement de l’axe Kinshasa-Kampala, observent les observateurs de la politique de l’Afrique des Grands Lacs.
Antipas Mbusa Nywamisi, ministre d’Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale vient de séjourner à Kampala. Au cours de son séjour dans la capitale ougandaise, il a été porteur d’un message personnel du président de la République, Joseph Kabila, à son homologue ougandais, Yoweri Museveni.
Cependant, cette visite intervient après celle du ministre ougandais des Affaires étrangères effectuée deux semaines auparavant à Kinshasa. On pourrait affirmer, sans peur d’être contredit, qu’il s’est agi d’une visite de réciprocité dans le cadre des rapports bilatéraux entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda.
Toutefois, il n’est un secret pour personne que depuis la guerre d’agression de 1998, le ciel est sombre entre les deux pays et que l’axe Kinshasa-Kampala ne fonctionnait plus normalement. Mais dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, et ensuite avec l’accord de Washington instituant la Tripartite Plus 1, regroupant la République démocratique du Congo, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, des initiatives de rapprochement, encore timides, ont été amorcées. Voilà que subitement, Kinshasa et Kampala s’emploient à passer à la vitesse supérieure pour harmoniser les relations bilatérales, et bien entendu jeter sûrement les bases d’une coopération fructueuse entre les deux pays dans l’intérêt réciproque de leurs Etats.
Eloigner le spectre d’un affrontement
Il est un fait que la méfiance caractérise encore les relations entre les deux pays. Pour preuve, les derniers incidents du mois de juillet qui ont failli mettre le feu aux poudres. En effet, des incidents frontaliers ont émaillé dernièrement les relations entre les deux pays, le pire a été évité jusque-là et les militaires ougandais avaient été relâchés. Toutefois, Kampala avait menacé de renvoyer ses troupes en RDC, prétendant ainsi d’user de son droit de poursuite.
Cependant, à la suite des pressions, l’Ouganda s’est résolu d’aplanir les différends par voie diplomatique. Ce qui explique les deux visites réciproques des ministres des Affaires étrangères des deux pays, avec cette note positive du sommet d’Arusha entre Kabila et Museveni afin de renforcer les relations de bon voisinage. Des initiatives à encourager dans cette optique de ramener la paix et la sécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo et renforcer le climat de bon voisinage. Ce qui conduira sûrement au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, éloignant ainsi le spectre d’un affrontement.
Le Potentiel