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Le rôle de la danse dans la société congolaise

Kinshasa, 25/08/2007 / Culture
A côté de la chanteuse, s’érigent de véritables écoles de danse. Tous les orchestres ont pris goût à cela en incorporant des pléiades des danseuses qu’ils présentent, souvent, en tenue Sexy. La musique congolaise vit, actuellement, une ère nou­velle ancrée par  l’éveil particulier de la jeune fille qui se lance dans la danse au sein de nombreux groupes musicaux disséminés à travers le pays. Le coup d’envoi a été donné, il y a plusieurs décen­nies, par Rochereau Tabu Ley, patron de l’Afrisa international, lorsqu’il avait initié un groupe de danseu­ses appelées « Les Rocherettes ». Ces filles, ont pu pré­server leur dignité ainsi que celle de leur maître à travers la danse et la tenue, au cours de leurs spec­tacles. Elles n’avaient cessé de se comporter correctement en présentant toujours du public des numé­ros dignes des professionnelles...

Après le passage des célèbres chanteuses Etisomba Lokindji, Mpongo Love Abeti Masikini, Tshala Mwana, Mbilia Bel,... la jeune fille congolaise a commencé à por­ter un intérêt tout à fait particulier à l’art d’Orphée afin de jouer le rôle de chanteuse ou de danseuse. C’est selon l’action menée par la première génération est de loin supérieure au résultat du travail de leurs cadets qui, faute d’inspiration, ne créent pas d’œuvres dont propulsent sur le marché de la chanson.

Les filles qui émergent sont plus chanteuses, interprètes que compositrices des chansons. Elles doivent leurs  célébrités à la qualité vocale et non au sens de créativité.

A côté de la chanteuse, s’érigent de véritables éco­les de danse. Tous les orchestres ont pris goût à cela en incorporant des pléiades des danseuses qu’ils pré­sentent, souvent, en tenue Sexy.

Croit-on alors conquérir le public en s’exposant à moi­tié nue alors que Tabu Ley, l’initiateur dans le circuit congolais, qui avait fait une retouche sur le français Claude François et ses « Claudettes », avait donné un bel exemple de dignité féminine avec les « Rocherettes » d’abord et, avec Mbilia Bel ensuite ? Cette dernière, avec son style « deux pagnes », reste encore parmi les meilleures chanteuses et danseuses sur la longue liste des femmes qui font la musique.

Doit-on cette appréciation au Seigneur Ley qui a su ranger la dignité humaine à côté de la célébrité question d’époque ou d’évolution ?

Si à une certaine époque, l’être humain se passait de l’habillement, il faut considérer l’absence du facteur développement sur tous les plans. L’évolution de l’homme et de la science a poussé l’être humain à pren­dre conscience de son existence.

À part les collants et d’autres tenues transparentes utilisées par les danseuses, il y a lieu, avec un esprit créatif, de trouver des tenues qui puissent préserver la dignité humaine en général et celle de la femme en particulier.

La danseuse, à part la musique, a un rôle d’épouse, de mère et d’éducatrice des enfants. Car, nulle n’ignore que c’est à partir d’elle que ces derniers doivent ti­rer un bel exemple pour leur développement serein.

Aux encadreurs ainsi qu’au Ministère de la Culture et des Arts de tracer une nouvelle ligne de conduite en instruisant  les danseuses, qu’elles sont astreintes à porter une tenue décente qui  pourra servir de référence ou mieux, de modèle pour d’autres femme comme ce fut le cas jadis avec les célèbres jupes longues « et » « jupes midi » au passage de Mbilia Bel…

(Ern.)

Kingunza Kikim Afri/L’Avenir

Last edited: 25/08/2007 17:48:57

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