La ministre du Portefeuille explique ce changement par la nécessité de redynamiser les activités de conseil. Il a été constaté un manque de dynamisme dans cette institution.

La ministre du Portefeuille, Mme Jeannine Mabunda vient de procéder à un changement à la tête du Conseil Supérieur du Portefeuille (CSP), cet organe technique de son ministère qui est chargé d’assister le gouvernement dans le suivi et le contrôle des entreprises publiques et la gestion des participations de I’Etat dans les sociétés d’économies mixte. En date du 20 août, elle a signé un arrêté portant nomination de MM Omombo Omana et Lombume Mujwan comme président et vice-président ad interim du Conseil Supérieur du Portefeullle (CSP).
Ils remplacent ainsi aux mêmes fonctions M. Kayembe Mukuna et Mme Ntonda Liya. Dans son arrêté signe le 20 août 2007, la ministre du PortefeuiIIe, a expliqué ce changement par la nécessité de redynamiser les activités du CSP.
La remise et reprise entre l’équipe sortante et celle qui la remplace a eu lieu le mercredi 22 août 2007. Dans son mot de circonstance, le Secrétaire général du Portefeuille, M. Augustin Mokuba a inscrit ce changement “dans le cadre des mutations qui s’opèrent au sein du Portefeuille tant au niveau des entreprises les composant que des structures appelées à les encadrer.
II faut rappeler qu’a son arrivée à la tête de ce ministère, Jeannine Mabunda a décidé de donner une nouvelle impulsion au Portefeuille, proche d’une gestion du type privé qui devait commencer par la rigueur dans le travail. Venant elle-même d’une entreprise publique qui fonctionne comme une société moderne, elle a opté pour l’approche d’une gestion effectivement orientée vers les résultats à impact visible. Approche dans laquelle elle a inscrit les membres de son cabinet et l’administration du Portefeuille, en ce compris le COPIREP, le Conseil Supérieur du Portefeuille et le Secrétariat Général.
Afin d’atteindre ce résultat, elle a conçu une feuille de route présentée sous forme de programme d’action du ministère pour l’exercice 2007. Ce document cadre de travail a eu l’avantage de définir clairement les responsabilités des uns et des autres. Chaque structure du ministère a eu des tâches précises à réaliser conformément au chronogramme défini.
II faut cependant reconnaître qu’à ce jour, en dehors du COPIREP qui a produit quelques résultats concrets par rapport aux prévisions, l’apport du CSP a été peu satisfaisant. Le quasi totalité des actions prévues n’a pas été réalisée, moins encore amorcées alors que la ministre avait donné pleins pouvoirs aux structures concernées d’organiser le travail et d’exécuter le programme.
Pourtant, à dire vrai, le CSP présente tous les atouts techniques, de par la qualification de ses experts et de sa longue expérience dans la gestion du ministère, pour soutenir efficacement l’action du ministère orientée essentiellement vers la réforme du Portefeuille. II a été constaté un manque de dynamisme et de leadership transformationnel dans cette institution qui, pourtant, disposait de tous les atouts nécessaires. En analysant la démarche de la ministre du Portefeuille, il apparaît qu’à l’approche de la réforme structurelle ainsi que des entreprises publiques, elle tient à impliquer totalement le CSP afin qu’il apporte sa contribution et joue son rôle d’organe technique du gouvernement.
C’est pourquoi la désignation des nouveaux animateurs qui apportent un nouveau souffle managérial est considérée comme une chance pour le CSP qui devrait saisir la balle au bond. Aux dernières nouvelles, la question de la motivation du personnel a déjà trouvé une issue. La nouvelle équipe a permis ses priorités de renforcer la capacité productive de l’institution afin d’améliorer les primes de motivation à ces experts. De son coté, la ministre a signé le nouveau barème de rémunération qui est transmis au ministère du Budget pour permettre aux agents du CSP d’améliorer leurs revenus, ce qui contribuera sans doute à l’amélioration de leur rendement.
J.P. Mwanza/La Référence Plus
Last edited: 25/08/2007 15:06:51