Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 22/11/2008 14:13 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Un bras de fer oppose depuis quelque temps la Monuc à son personnel congolais qui s’insurge contre la discrimination dont il est victime face aux employés expatriés. Les congolais employés dans la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc) au niveau de Kinshasa, pour la plus part des journaliers, observent depuis ce matin un arrêt de travail. Ce dernier a été sanctionné par un sit-in organisé par les concernés devant le quartier général de cette mission onusienne, localisé au numéro 12 de l’avenue des Aviateurs, dans la commune de la Gombe.

Ces locaux récla­ment le paiement d’un salaire décent en lieu et place de celui qu’ils perçoivent actuellement. Certains parmi eux abordés par Digitalcongo.net, dénoncent la magouille dont ils sont victimes de la part de la Monuc, en ce qui concerne leurs rémunérations.

A titre illustratif, ont-ils indiqué, le salaire d’un agent local peut s’élever à 970 dollars américains, reconnus à partir de New York, siège des Nations Unies, mais sur place on lui donne 170 dollars américains seulement. Les 800 autres prennent une destination inconnue.

Aussi, il y a à la Monuc des journaliers qui ont déjà totalisé sept ans de prestation sans être engagé, alors qu’en matière de législation du travail, cela est un crime, allusion ici faite aux articles 40 et 41 du code du travail congolais. Ces journaliers, apprend-on, n’ont pas droits aux soins médicaux. Pour leur part, les engagés congolais qui revendiquent aussi un salaire décent, fustigent le fait que leurs heures supplémentaires prestées ne sont pas payées par la  Monuc.

A les en croire, les expatriés ont plus des droits et d’avantages qu’eux qui de surcroît travaillent sous stress, car une petite erreur entraîne un licenciement sans autre forme de procès.

Les locaux ont accès au charroi automobile de la mission. Mais chaque mois, celle-ci défalque les frais des transports de chaque agent local sur le salaire. Alors qu’un expatrié peut se servir d’un véhicule de la Monuc pour ses propres courses privées.

En somme, le staff national de la Monuc réclame le respect des droits de l’homme tel que stipule la charte des Nations Unies pour les droits de l’homme. Notamment, droit à un salaire décent et aux avantages sociaux.
Il tient par ailleurs à ce que soit respecté le nouveau barème salarial en vigueur à partir du premier janvier 2007 et signé par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon.

Pour Kemal Saiki, le porte-parole de la Monuc qui trouve que la revendication de ces travailleurs est juste, pré­cise par ailleurs que le dialogue reste la voie indiquée pour ré­soudre ce problème.

Célestin Lutete/MMC

Last edited: 23/08/2007 14:50:34

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067