La mission doit tenter de déterminer les raisons pour lesquelles on s’en prend aux gorilles de montagne dont le nombre, dans le parc national est estimée à 370 selon l’UNESCO.

Une équipe internationale mène actuellement des missions d’évaluations d’urgence à la suite du massacre des gorilles de montagne dans de parc national des Virunga, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) , a annoncé l’ONU samedi à Kinshasa. La mission conjointe est composée de membres de L’UNESCO (Programme de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture), du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), de L’UICN (Union mondiale pour la nature) et de L’ICCN (Institut Congolais de conservation de la nature), a précisé la même source. Au cours des deux derniers mois sept de ces primates ont été tués par balles lors d’incidents séparés dans ce parc, situé prés des frontières de l’Ouganda et du Rwanda.
La mission doit tenter de « déterminer les raisons pour lesquelles on s’en prend aux gorilles de montagne dont le nombre, dans le parc national, est estimé à 370 », selon l’UNESCO.
Les gorilles de montagne du parc de Virunga contribuent de manière importante à la biodiversité de la planète et font partie du patrimoine national de la RDC qui compte 60% des sept cents individus répertoriés dans le monde dont une partie se trouve également au Rwanda et en Ouganda indique un communique de la Mission de l’ONU en RDC (Monuc).
La protection de cette espèce animale en voie de disparition unique dans cette partie de l’Afrique est d’une grande importance pour l’avenir de celle-ci et de ses habitants, notamment sur les plans environnemental, économique culturel et social.
Selon la Monuc, la destruction des ressources naturelles de la RDC, particulièrement celle des gorilles de montagne, pourrait avoir des conséquences néfastes pour le développement durable de la région tandis que leur préservation pourrait. grâce au tourisme, devenir comme c’est le cas dans les pays voisins, une source très importante de revenus pour les populations locales qui en seront directement bénéficiaires.
La mission onusienne en RDC affirme que son mandat « comprend l’appui aux autorités congolaises dans tous les domaines et activités contribuant au développement et à la sécurité de la RDC. Surtout la protection des civils dont font partie les gardes du parc des Virunga, qui payent un lourd tribut à l’insécurité ».
Plus d’une centaine de gardes ont été tués pendant l’exercice de leurs fonctions. La Monuc se dit « extrêmement préoccupée » par ces actes criminels et est disposée à apporter son assistance logistique à la mission d’évaluation en cours.
La région du parc des Virunga est traversée, et parfois partiellement occupée. par des groupes de miliciens locaux ou étrangers ainsi que par des militaires de l’armée régulière Congolaise.
Le Palmarès