Ce code permettra de réduire la pauvreté des populations riveraines des cours d’eau et lacs. Car le bassin du Congo est le deuxième du monde après celui d’Amazonie.
La République Démocratique du Congo envisage l’élaboration d’un code pour l’instauration d’une gestion rationnelle et durable de ses ressources en eau, a indiqué mardi une source du ministère de l’Environnement. Selon cette source, les populations congolaises parmi les plus pauvres du monde, souffrent des maladies liées au manque d’eau potable et à l’assainissement. Certaines personnes ont l’accès difficile à l’eau potable, malgré les potentialités existantes.
Pour remédier à cette situation, trois projets se trouvent en chantier, réalisés conjointement par la Commission nationale de l’eau et assainissement (CNEA), le ministère de l’Environnement et la Commission nationale de l’énergie (CNE) visant à mettre en place une stratégie dans l’exploitation de l’eau pour éviter les abus. Cette vision, précise-t-on, devra prendre en compte la gestion de l’eau et autres ressources environnementales transfrontalières avec des implications sécuritaires.
Les eaux partagées avec les pays voisins, à savoir le fleuve Congo, des lacs Albert, Edouard, Kivu, Tanganyka, et Moero, présentent un caractère particulier dans la mesure où l’exploitation des ressources hydriques peuvent engendrer des conflits et des tensions. Aussitôt mis en place, le code devra servir dans la logique de la réduction de la pauvreté des populations riveraines des cours d’eau et lacs. Avec une superficie de 3.800.000 km2, le bassin du Congo est le deuxième du monde après celui d’Amazonie.
Le fleuve Congo, avec un régime régulier, est propice à la pêche et aux activités touristiques, indique-t-on.
Par ailleurs, la REGIDESO (Régie de distribution d’eau) a repris depuis lundi dans la ville de Kananga la desserte normale en eau potable au niveau des points de vente et à domicile, a constaté sur place l’ACP (Agence congolaise de presse). Selon le directeur provincial intérimaire de la REGIDESO, M. Banza Shamiba, cette relance des services à travers le réseau de distribution d’eau, est consécutive aux promesses de la direction générale de cette entreprise d’Etat et à l’utilisation d’un petit stock du gasoil disponible à Kananga.
Néanmoins, a dit le directeur intérimaire Banza, la REGIDESO invite ses abonnés à payer leurs factures de consommation d’eau de plusieurs mois, qui se chiffrent actuellement a plus de 95 millions de Franc congolais. L’insolvabilité des abonnés bloque le fonctionnement normal de l’entreprise, a-t-il expliqué. C’est depuis le mois de février 2007 que la desserte en eau potable à domicile a été interrompue, a rappelé M. Banza.
Dans l’entre temps, 18.OOO habitants répartis dans 5 villages des moyens plateaux de Lemera et de la plaine de la Ruzizi (Langala,Rubanga,Kibungo,Nyamutiri et Bwegera) bénéficieront de l’eau potable du Comité International de la croix Rouge(CICR). Selon le chef de bureau du CICR à Uvira, Natacha Antilles, les 5 villages étaient sans eau potable et les populations de ces villages s’approvisionnaient dans les rivières, sources de la prolifération des maladies hydriques notamment le cholera qui a sévi dans la contrée.
De plus, l’adduction d’eau desservira les centres de santé de Langala et de Bwegera en eau potable et pourra contribuer aux efforts pour l’amélioration de la santé de la population. Débuté en avril 2OO6 en partenariat avec le Service national de l’hydraulique rurale (SNHR) et le soutien de la population locale, ce projet est l’un des plus importants récemment réalisés dans cette zone.
Les travaux d’exécution ont consisté au captage et à l’aménagement de quatre sources d’eau, à la construction de 3 réservoirs. L’ensemble de l’ouvrage comporte 24 kilomètres de tuyaux.
Acp
Last edited: 22/08/2007 18:32:14