Contrairement à l’interdiction par le ministère de tutelle de la perception des frais dits de prise en charge des enseignants par les parents d’élèves, certains responsables des écoles conventionnées catholiques exigent à nouveau une caution de ces frais prohibés.

La rentrée scolaire toute proche reste étroitement liée à la bourse des parents d’élèves. Pour éviter les abus du passé, le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP), Maker Mwangu Famba, a instruit ses services pour faire respecter les mesures officielles. On pense notamment à sa lettre n° MINEPSP/CABMIN/001/2007 du 21/06/200. Celle-ci fixe la nomenclature des frais de scolarité autorisés dans le secteur public.
Les responsables des écoles conventionnées, particulièrement catholiques ( Notre Dame à Lingwala, Saint Raphaël à Limete, Bosangani à Gombe, MPiko à Lemba, aussi Shaumba; Mokengeli, etc.) se sont déjà mis à percevoir des acomptes sur les frais d’inscription et de prise en charge des enseignants. Et pourtant, ces frais font partie de la nomenclature de ceux prohibés par la circulaire ministérielle.
Les frais de motivation et de transport des enseignants d’inscription, de réinscription ou de confirmation des places sont autant interdits que ceux d’admission en classe supérieure; d’évaluation interne; de contrôle des dossiers et de leur encadrement ; d’organisation de l’Examen d’Etat, etc.
En route pour l’impunité ?
L’opposition des gestionnaires des écoles conventionnées aux instructions de la tutelle est devenue une tradition. A ce sujet, on rappelle qu’il y a deux ans, le réseau catholique avait brillé par sa rébellion contre une décision de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (C.E.N.CO) interdisant les frais de motivation.
Le ministère de l’Epsp, qui est parfaitement informé de la désobéissance quasi saisonnière des responsables des écoles conventionnées, depuis la 2ème République, n’a jamais osé lever le petit doigt pour sanctionner. Même quand il peut sévir dans les limites de ses prérogatives, chaque ministre redoute la réaction des « parrains » des coordinateurs diocésains, provinciaux et nationaux qui ne sont autres que les évêques et représentants légaux des églises.
La raison est simple la clé officielle de répartition de la « manne de la motivation » prévoit une quotité pour les responsables d’églises. Cela est connu, mais les comités scolaires des parents sont manipulés au détriment de la scolarisation de la jeunesse.
Pour rappel, le gouvernement, qui est propriétaire des écoles publiques- conventionnées et non conventionnées- n’autorise que la perception de cinq catégories de frais: 100 Fc pour le minerval ; l00 Fc pour l’assurance scolaire ; frais de participation au Test national de Fin d’études Primaires, aux Jurys des Cycles courts et Examen d’Etat, frais d’internat et d’administration. Les rubriques non régies par le ministère sont laissées à l’appréciation des gouverneurs de province.
(Th)RJPS/Le Phare
Last edited: 22/08/2007 17:31:30