Malaise dans les milieux de l’enseignement supérieur et universitaire au chef-lieu de la Province Orientale où les finalistes boudent la libération de la bourse d’études promise par le gouvernement pour son modique montant de 15 dollars au lieu de 30 annoncés officiellement.

La ville de Kisangani traverse un sérieux malaise social suite à plusieurs promesses non tenues de l’autorité ou espoirs insatisfaits d’une bonne partie de la population. La situation devient si préoccupante avec l’intégration dans le lot d’une jeunesse traditionnellement bouillante.
Les étudiants dans le chef-lieu de la Province orientale ont dernièrement perçu une bourse réduite à une valeur de 15 dollars américains au lieu de 30 dollars leur accordé par le gouvernement central.
Quoiqu’on soutienne justement que la somme qu’ils ont perçue n’est qu’une partie, les bénéficiaires redoutent cependant de ne plus jamais jouir de la partie restante. Cette appréhension est en fait fondée sur d’innombrables autres attentes guères satisfaites dans d’autres secteurs de la vie dans cette province. Selon la radio Rtga captée hier soir à Kinshasa, c’est toute une litanie de réclamations qui s’amoncellent sur le bureau de l’autorité provinciale. Cette source énumère les démobilisés qui réclament leur dû, les professionnels de santé non médecins qui exigent la prime de risque, les anciens agents du gouvernorat qui « secouent ciel et terre pour leurs arriérés »…
C’est autant de cas sociaux pour lesquels le gouverneur intérimaire a éclairé l’opinion hier à Kisangani, poursuit la source. Cette autorité, dit-on, fait principalement face à des arriérés de salaires que les deux derniers gouverneurs de cette province n’ont pas versés à ces travailleurs.
Si la plupart des insatisfaits ont jusqu’ici revendiqué leurs droits dans le calme, une crainte justifiée se situerait désormais du côté des étudiants. Ceux-ci sont par nature bouillants et toujours prêts à une revendication qui fait des vagues. La ville de Kisangani risque d’être remuée un de ces quatre matins si les étudiants ne trouvent pas d’explications convaincantes à défaut d’un paiement intégral de leur bourse.
Ce droit méconnu aux étudiants de la République démocratique du Congo depuis beaucoup d’années a suscité une liesse dans le chef des bénéficiaires à l’annonce de sa restauration par le premier gouvernement de la troisième République. Ce geste qui n’est pas posé par hasard rentre dans le cadre d’un chantier sur les cinq retenus par le chef de l’Etat pour ce mandat. L’éducation est une des cibles visées par ce gouvernement qui compte relever son niveau qui s’est détérioré au fil des années, cesse reconnu au rabais suite à des difficultés de divers ordres.
Parmi ces difficultés, celles rencontrées par les étudiants face à certaines charges qui peuvent être supportées d’une manière ou d’une autre par cette bourse. Cette dernière revêt donc une grande importance aussi bien pour le donateur que pour les bénéficiaires. Le premier qui entend employer cette élite en formation, la veut bien formée et le second entend traverser cette étape de la vie dans des conditions relativement bonnes avec moins de difficultés.
(Yes)P.M./L’Avenir
Last edited: 22/08/2007 17:21:04