Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 3:14 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Le chef d’Etat d’Afrique du Sud se présente une fois de plus à Kinshasa en fidèle parrain du relèvement de la RDC depuis le processus de paix ayant extrait ce pays de son long conflit armé. Sa mission actuelle située dans le cadre de la commission mixte RDC-RSA consolide la coopération ainsi instaurée entre les deux pays. Thabo Mbeki, le président sud-africain, séjourne à Kinshasa. Officiellement pour la quatrième session des travaux de la Commission mixte congolo-sud-afri­caine. Mais les conversations ont débordé ce cadre. Les problèmes internes de la Rdc ont été évoqués et une fois de plus, le président sud-africain a saisi cette opportunité pour continuer à jouer son rôle de média­teur. Mais sur quels points politiques ont achoppé les discussions ?

Dans un communiqué de presse rendu public à Pretoria, le ministère des Affaires étrangè­res a précisé l’arrivée à Kinshasa depuis lundi du président de la République sud-africaine, Thabo Mbeki. Il vient prendre part à la quatrième session de la grande commission mixte de deux pays, avec une suite de 13 ministres.

Mais les termes de ce communiqué précisent en outre que « la participation de l’Afrique du Sud intervient dans le cadre de son engage­ment pour renforcer les relations avec la RDC et soutenir la réconciliation politique et économique ainsi que le pro­cessus de reconstruction dans le pays ».

Les termes de ce commu­niqué soulignent donc la double mission de Thabo Mbeki en Ré­publique démocratique du Congo. Il s’agit d’abord de renforcer les relations bilatérales entre Preto­ria et Kinshasa. Aussi, dans no­tre dernière livraison, avons-nous évoqué la signature de 28 ac­cords entre la RDC et la Répu­blique sud-africaine. De ces ac­cords, 6 seulement ont été ratifiés. Il y a donc du retard du côté congolais, souligne-t-on. Par con­séquent, il est question d’exami­ner de près cette situation et voir comment Kinshasa pourrait ac­célérer les choses au niveau de l’Assemblée nationale pour que les autres accords soient ratifiés de manière à relancer de plus bel la coopération bilatérale multisectorielle entre les deux pays.

Raison pour laquelle Thabo Mbeki est venu en personne réitérer la détermination de son gouvernement à donner une nouvelle impulsion à cette coopération qui pourrait bénéfi­cier, d’abord, aux deux pays, ensuite à toute l’Afrique. Car, que l’on ne se méprenne pas. L’économie sud-africaine est désormais tournée vers l’exté­rieur et vise à élargir son mar­ché en ayant à l’esprit que la RDC demeure la plaque tour­nante incontournable pour atteindre d’autres consommateurs africains.

Réconciliation politique en RDC

Cependant, Thabo Mbeki n’est pas né de la dernière pluie. Il sait parfaitement que la dyna­mique de cette coopération bila­térale dépend de la situation po­litique post-électorale en Répu­blique démocratique du Congo. Particulièrement, du fonctionne­ment des institutions issues des élections.

A ce sujet, il nous revient que Thabo Mbeki devrait échan­ger avec son homologue congo­lais du fonctionnement du gouvernement qui gère le quotidien du pays. En fait, des critiques ont été émises à ce sujet sur l’im­mobilisme du gouvernement, l’absence de l’autorité de l’Etat dans certains coins de la Répu­blique et le manque de lea­dership dénoncé par des organi­sations non gouvernementales internationales. Notamment International Crisis Group. Les observations pertinentes émises par cette organisation rejoignent en grande partie les préoccupa­tions des Nations unies, de l’Union européenne ainsi que le Groupe de contact des ambassadeurs établis à Kinshasa, parmi lesquels le représentant de l’Afrique du Sud près la RDC.

Si l’on sait qu’au mois de sep­tembre prochain, le président de la République a promis de tirer les leçons utiles de six mois d’ac­tivités du gouvernement, des échanges en profondeur ne man­queront pas d’émailler les entre­tiens entre les deux personnali­tés. Car au fait, la dynamique de cette coopération bilatérale re­pose également sur la dynami­que de deux gouvernements, con­golais et sud-africain.

Mais le concept « récon­ciliation politique » pourrait également s’étendre à d’autres situations politiques, en l’occur­rence celle préoccupante à l’Est de la RDC en rapport à la neu­tralisation des groupes armés et à la planification de différents politiques au regard de l’attitude de Nkunda. Des voix se sont éle­vées pour soutenir une « solu­tion politique ». Thabo Mbeki qui dispose de 2.000 soldats dans les rangs de la Monuc est mieux placé pour des proposi­tions pragmatiques et positives.

Evidemment, il ne saurait se taire devant le cas « Bemba » pour avoir parrainé le Dialogue inter-congolais, soutenu le pro­cessus électoral en RDC, les divergences politiques entre Jo­seph Kabila et Jean-Pierre Bemba ne sont pas de nature à renforcer la réconciliation natio­nale et politique. Or, pour un pays qui s’est engagé dans le proces­sus de reconstruction nationale, la réconciliation politique de­meure incontestablement un atout majeur pour ne pas affaiblir le processus politique. L’Afrique du Sud ne tient surtout pas à avoir un partenaire, fut-il aussi un « géant », mais aux « pieds d’argile ». – Vous avez saisi-là la double mission de Thabo Mbeki à Kinshasa.

En fait, elle s’inscrit dans la logique soutenue par l’Union européenne et l’Union africaine afin de parvenir à une solution politique en RDC. On sait, à ce sujet, la démarche effectuée par Louis Michel, Commissaire euro­péen au Développement et à l’Aide humanitaire auprès du pré­sident Joseph Kabila et du séna­teur Jean-Pierre Bemba pour que ce dernier rentre au pays, ras­sure.

Dans le même ordre d’idées, Jean-Pierre Bemba avait déclaré qu’il avait contacté plu­sieurs chefs d’Etat africains pour qu’ils intercèdent en sa faveur. Et parmi ces chefs d’Etat qui se­raient en contact avec Jean-Pierre Bemba, des observateurs n’avaient pas exclu le président sud-africain qui porte encore le chapeau de « parrain » dans le conflit congolais. Il ne peut lais­ser échapper pareille opportunité pour peser de tout son poids en vue de parvenir à une réconcilia­tion politique en RDC.

(Yes)

Le Potentiel

Last edited: 21/08/2007 15:55:59

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067