Les décès successifs du Conseiller spécial Samba Kaputo et du conseiller juridique Nawej Katok au cabinet du Chef de l’Etat ne sont pas considérés comme des morts naturelles au point qu’est suspecté un criminel à la base du mystérieux hécatombe.

Après Samba Kaputo le 1er août, Gaston Nawej Kato’k vient d’augmenter le nombre des proches collaborateurs du Chef de l’Etat morts au cours de ce mois.
Ces décès qui ont fini par réveiller la suspicion dans l’opinion publique seraient en rapport avec un dossier extrêmement sensible qui serait traité dans ce Cabinet et qui fait des vagues.
Et le suspect est vite trouvé et assimilé à un poison dans un raisonnement purement bantou qui refuse d’accepter la mort naturelle.
La cour du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, se vide. Depuis le début de ce mois d’août, la mort semble s’installer au Cabinet du président, privant celui-ci des éléments de grande valeur sur lesquels il comptait poursuivre son mandat et réaliser son programme sur les cinq chantiers.
Au premier jour du mois déjà, le Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, le professeur Guillaume Samba Kaputo rendait l’âme, et quelque deux semaines plus tard, c’est le tour de son collègue Conseiller Principal chargé des Questions administratives et juridiques, Gaston Nawej Kato’k, qui le rejoignait. Ce dernier est décédé samedi le 18 août 2007 en Afrique du Sud, selon le communiqué de la présidence de la République parvenu à notre rédaction. Ce document précise en plus que la dépouille mortelle du disparu sera rapatriée à Kinshasa et qu’en attendant ce mouvement, et la publication du programme officiel des funérailles, le recueillement se fait à la résidence du défunt au Quartier Royal dans la commune de la Gombe.
Le cycle des disparitions qui semble élire domicile au cabinet de Joseph Kabila est si inquiétant que l’on est en droit de se demander à qui le prochain tour. L’entourage du président de la République qui est à priori le cercle sur lequel pèsent de prime à bord les soupçons doit prendre les dispositions qui s’imposent afin de se sécuriser contre le mal qui rôde autour, à en croire certaines sources. Ces dernières sont d’avis que les cas de morts et maladies qui affectent actuellement ce milieu n’est pas le fait du hasard.
Le suspect
Au propre comme au figuré, le mal qui décime les rangs du personnel de la présidence de la République est un poison qui serait activé à la suite de quelques dossiers très sensibles que le Cabinet serait en train de traiter actuellement.
Comme par ironie du sort ou malheureux concours de circonstances, les dossiers en question ont des ramifications sur la situation sécuritaire à l’Est du pays, et les avis des natifs de cette partie du pays sont suivis et analysés à la loupe par des taupes infiltrés. Ces agents à la solde de certaines puissances obscures font ensuite rapport à celles-ci qui n’hésitent pas de procéder à l’élimination physique des personnalités qui voguent contre ce courant. C’est du moins la rumeur persistante qui a couru le lendemain de la disparition du professeur Guillaume Samba Kaputo et qui tend à se vérifier avec la mort de Gaston Nawej aujourd’hui.
Si pour le second, la thèse de l’empoisonnement n’est pas encore profondément ancrée dans l’opinion publique, d’autres informations sont par contre catégoriques quant à la cause du décès de Samba Kaputo. Des sources qui s’appuient sur les révélations de l’interrogatoire soumis aux cinq collaborateurs les plus proches de feu Samba Kaputo, prétendent que celui-ci est mort par poison. Aussitôt ce mal diagnostiqué, les sources renseignent que le patient aurait suivi un traitement à base d’un antidote fourni par une connaissance de l’une de ces cinq personnes avant que son état ne se détériore et l’évacuation vers l’Afrique du Sud.
Si cette thèse redoutée se confirme, la crainte de voir des assassinats politiques embrasser d’autres sphères de la vie nationale est à la mesure des problèmes sur l’insécurité à l’Est qui prend finalement des allures semblables à une équation à multiples inconnues, insoluble mais aussi à dilemme.
(Yes)L’Avenir
Last edited: 20/08/2007 17:55:54