Les suspicions vont bon train autour des morts considérés de mystérieuses des conseillers spécial et juridique du président de la République jusqu’à ergoter sur les causes des vraisemblables querelles qui justifieraient les éliminations physiques programmées à cet effet.

La plupart des différentes considérations se rapportent plus sur le cas Samba Kaputo déjà consommé en tout et pour tout, contrairement à celui de Gaston Nawej Kato’k qui n’a même pas encore un programme officiel des funérailles.
Selon des sources, le professeur Samba Kaputo aurait été reproché à tort ou à raison d’avoir planifié le soulèvement de ses concitoyens contre le retour d’une certaine catégorie de réfugiés dans son fief électoral de Moba. Cette circonscription électorale qui lui a largement témoigné sa confiance en lui offrant un siège de député national, Samba Kaputo y était très populaire, aimé et très écouté. De cette audience lui reconnue justement auprès de ses électeurs, à la vive résistance manifestée par ceux-ci au retour de ces réfugiés, l’on a vite trouvé un intelligent travail de sape attribué à l’un ou l’autre des élus les plus en vue de Moba aux dernières législatives. A nos jours, le survivant Mwando Simba est sur tous les fronts afin de trouver une solution à ce problème qui a déstabilisé les activités du Hcr et d’autres humanitaires qui opèrent dans le secteur pendant quelques jours.
A en croire nos sources, les commanditaires des actes ignobles que la République tout entière déplore auraient certainement mis à charge des personnes culpabilisées un parallélisme entre la situation dans une autre localité un peu plus au Nord de Moba, dans la province du Sud-Kivu. Et prétend-on, c’est l’élite locale du Katanga qui incite sa base à ne pas se hasarder de vivre l’expérience déplorable des populations du Sud-Kivu.
En filigrane, c’est cette dernière province en particulier et les deux Kivu en général qui seraient les détonateurs de cette série noire suite à leurs hésitations face à la Table ronde pour solutionner l’insécurité dans cette partie du pays. Les avis contradictoires exprimés par les ressortissants du Sud et Nord-Kivu au sujet de ce forum les divisent profondément au point d’assister, en désespoir de cause, à l’élimination physique des uns par les autres. En fait, pour convaincre la base, chaque camp déploie actuellement une intense activité qui n’hésiterait pas d’utiliser les moyens jugés plus efficaces, et pourquoi pas des assassinats, pourvu que l’objectif soit atteint.
Pourtant, si l’on n’a pas réellement d’autres agendas cachés, on ne peut prétendre éradiquer cette insécurité en semant une autre forme d’insécurité ni la haine. La solution des problèmes de l’Est passe surtout par la pacification des esprits. Tant qu’on n’aura pas hissé la paix à ce stade, on aura beau multiplier les missions et forums de la pacification de l’Est, les armes seules vont au mieux se taire pendant un moment avant de reprendre avec plus d’intensité à la faveur des germes de haine inséminés dans les cœurs des populations.
Il revenait à la Commission Vérité et réconciliation de Mgr Luc Kuye d’extirper ce mal pendant la dernière transition politique dans ce pays. Vaine aura été son action lorsqu’on constate aujourd’hui que cette commission n’a pas atteint son objectif. N’empêche que l’actuel gouvernement qui a hérité de ce passif mette tous les mécanismes en œuvre pour y parvenir.
(Yes)L’Avenir
Last edited: 20/08/2007 17:26:03