Selon les concernées, qui étaient en sit-in à l’Hôtel de ville de Kinshasa récemment, c’est depuis deux semaines que l’accès et la vente de leurs produits dans ce milieu leur est refusé sans qu’une raison valable ne leur soit signifiée au préalable.
Pour accéder au site et vendre, les éléments de la Police national congolaise exigent de verser une certaine somme d’argent. « Il ne se passe pas un seul jour sans que nous cautisons de l’argent à remettre aux policiers avant de vendre. Sans cela, ils nous chassent. Parfois, nous perdons certains de nos produits », a confié une vendeuse.
Pour certaines d’entre elles, leur évacuation de ce site est l’oeuvre d’un sujet expatrié qui veut occuper l’espace pour ses activités. Elles balayent du revers de la main les allégations de la police qui les accuse d’avoir occupé anarchiquement le site. « si l’espace était anarchiquement occupé, l’autorité urbaine nous aurait chassé à la faveur de l’opération « Kin-propre ». Ce que nous vivons depuis près de deux semaines est tout simplement l‘oeuvre d’un expatrié mal intentionné qui cherche à imposer sa volonté. Nous tenons à rencontrer le gouverneur afin de trouver une solution à ce problème qui est pour nous une urgence. Nous avons des familles à nourrir. Et bientôt c’est la rentrée scolaire ; Nos enfants ont droit à l’éducation. Et tenez bien, certaines d’entre nous sont veuves et sans soutien », a renchéri une autre vendeuse.
Interrogées sur la hausse du pris de maïs, elles ont indiqué sans hésitation que l’une des raisons demeure ce genre de tracasseries. Car tous les frais débloqués doivent être affectés qux achats. Et pour trouver leur compte, les vendeurs doivent revoir le prix à la hausse. Elles ont par ailleurs, rappelé que, généralement en cette période de l’année, l’on connaît une carence en maïs étant donné que c’est la période de récolte dans certains villages qui ravitaillent Kinshasa.
David Tshiala/Le Potentiel
Last edited: 18/08/2007 15:08:52