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L’exportation de ces déchets sa se faire dans le respect de la Convention de Bâle sur les déchets toxiques. La firme Chevron va en assurer l’acheminement vers des centres de traitement des pays précités. Le ministre du Commerce extérieur, Denys Mbuyu Manga, a donné, au cours d’un entretien avec la presse hier jeudi 16 août en son cabinet de travail, les orientations pour l’exportation des déchets toxiques encore stockés à Boma dans la province de Bas-Congo pour un centre de traitement performant de l’Europe.

L’exportation de ces produits a été confiée à la société pétrolière Chevron. Cette dernière a sollicité l’expertise de deux centres de traitement européens installés notamment en Allemagne et en France. Un de ces centres a donné son accord. La société Chevron doit pour le moment réunir toutes les conditions reprises dans la Convention de Bâle pour exporter ces produits toxiques en leurs lieux de traitement.

Les procédures administratives d’exportation de ces déchets semblent traîner. La population de cette ville exprime déjà ses inquiétudes avec surtout l’annonce de la saison de pluie. Ces produits trop toxiques gardés en plein air risquent de se déverser sur la ville et polluent l’environnement avec toutes les conséquences pour les êtres humains.

Le ministre Denys Mbuyu, qui s’est saisi du dossier, rassure la population des démarches menées actuellement par Chevron pour expédier le plus plutôt possible ces « produits de la mort » dans le centre de traitement. Mais seulement, il faut, pour cette société Chevron, disposer des autorisations formelles du pays d’importation et de celui de transit.

Sans ces autorisations, comme exige la Convention de Bâle, les déchets toxiques, une fois exportés, peuvent être renvoyés au pays destinataire. Ce qui représente encore plus de risques de pollution, en cas évidemment du retour de ces produits à Boma. Le ministère encourage, d’ailleurs, les responsables de Chevron dans ces démarches afin qu’elles aboutissent.

Le ministre du Commerce extérieur explique qu’il faut toutes ces conditions avant d’exporter ces déchets toxiques. Les démarches sont en cours et pourront aboutir bientôt. Pour Denys Mbuyu, il faut éviter de traiter de manière complaisante ce dossier. C’est pourquoi, il demande à tous ceux qui sont impliqués dans ce dossier d’adopter une attitude responsable pour ne pas regretter après avoir déjà posé l’acte. Les orientations pour le ministre, outre les deux autres conditions, il faut que les déchets soient contenus dans un bon emballage et se conformer aux normes d’étiquetage.

Respect de la convention de Bâle sur les déchets toxiques

Pour rappel, 153 containers contenant les déchets toxiques sont stockés à Boma. Ce sont les mélanges des résidus de plusieurs produits, notamment des hydrocarbures, batteries, huiles de plusieurs sortes, tous très nuisibles à la santé et néfastes pour l’environnement.

Pour le ministre du Commerce extérieur, Denys Mbuyu Manga, le problème de ces déchets toxiques remonte aux années 86-89. Le ministre de l’époque, concerné en cette matière, avait autorisé l’enfouissement de ces produits dans cette partie du pays. Une solution qui a failli être néfaste pour la population du Bas-Congo.

Aussi, la Convention sur le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination a été conclue à Bâle en Suisse. La RDC fait partie des pays qui ont ratifié cette Convention entrée en vigueur depuis 1995. C’est pour protéger la santé humaine et l’environnement contre les risques que peuvent causer les déchets dangereux et leurs mouvements transfrontaliers.

Sur le plan de principe, les états parties à cette Convention ont le droit d’interdire l’importation ou l’exportation des déchets dangereux. Ils autorisent que moyennant certaines conditions. Parmi ces conditions, il s’agit notamment que l’Etat exportateur ne disposer pas des moyens techniques et installations nécessaires ou sites d’élimination des déchets en gestion selon des méthodes rationnelles (ce qui est le cas pour la RDC). Il y a dans ce cadre une procédure à suivre. C’est ce qui explique notamment l’intervention de Chevron pour l’exportation de ces déchets toxiques.

Engorgement du port de Matadi

Abordé par la presse sur le problème d’engorgement du port de Matadi, le ministre du Commerce extérieur propose l’inclusion dans le système du guichet unique d’autres structures travaillant au port. Ces structures sont notamment l’Office congolais du contrôle (OCC), l’Office national des transports (ONATRA), et Office de gestion maritime (OGEFREM). Ces structures peuvent travailler avec l’Office des douanes et d’accises (OFIDA) dans ce système de guichet unique.

Pour le ministre Denys Mbuyu, cette situation d’engorgement est liée, notamment à la mise en place du système du Guichet unique qui rend de fois difficile l’expédition des dossiers. Il a invité aussi les opérateurs économiques à suivre les procédures en ce qui concerne l’exportation et importation. Et surtout de payer à temps les factures pour ne pas créer chaque fois les encombrements aux installations portuaires.

Lucien K. Tshibambe/Le Potentiel

Last edited: 18/08/2007 15:04:07

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